Philippe Martinez applique déjà les consignes de sobriété d’Emmanuel Macron. En ce matin de septembre, il fait un peu froid dans le bureau du secrétaire général de la CGT, au siège du syndicat à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Mais à six mois de la fin de son mandat, le responsable syndical de 61 ans a quelques conflits sur le feu : mobilisation nationale pour les salaires le 29, réforme des retraites – l’exécutif compte trancher d’ici la fin de la semaine sur la méthode qu’il adoptera – et de l’assurance chômage, débats à gauche sur le travail… Ce qui ne l’empêche pas de penser, aussi, à l’après, à son retour chez son employeur Renault, où il espère échapper au placard pour l’année qu’il lui reste avant la retraite. Il a proposé au président du constructeur automobile, Jean-Dominique Senard, de devenir son «conseiller spécial en matière sociale et environnementale», ou bien de s’occuper des relations entre Renault et ses sous-traitants… L’intéressé lui a répondu qu’il allait y réfléchir. Philippe Martinez sait déjà qu’il ne jouera pas les prolongations. «Ça, vous pouvez me faire confiance ! Je serai militant actif à la CGT, mais en retraite dès que
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Philippe Martinez: «La réforme des retraites, c’est une vraie usurpation»
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A six mois de la fin de son mandat et à deux jours d’une mobilisation nationale sur les salaires, le secrétaire général de la CGT alerte sur le climat social. Il prend aussi ses distances avec les partis et leur idée d’une «marche contre la vie chère».
Philippe Martinez au siège de la CGT, vendredi. (Camille McOuat/Libération)
Publié le 26/09/2022 à 18h17, mis à jour le 26/09/2022 à 21h17
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