Que se joue-t-il, jeudi, neuvième journée de mobilisation interprofessionnelle à l’appel des huit syndicats et de cinq organisations de jeunesse contre la réforme des retraites ? Bien sûr, le fait de renouer avec des cortèges et des taux de grévistes importants après deux journées un peu ternes le 11 et le 15 mars, surtout que les jeunes, de plus en plus actifs depuis quelques jours, pourraient venir gonfler les rangs des défilés et raviver la mobilisation. Mais aussi quelque chose de plus profond que le retrait ou non de ce texte, adopté en force par le Parlement via un recours la semaine dernière à l’article 49.3 de la Constitution. C’est désormais une affaire de «légitimité». Celle qui, selon les organisations de salariés, s’exprime depuis deux mois dans les cortèges et par des grèves. Celle que le chef de l’Etat a déniée, mardi soir devant sa majorité, à «la foule» en l’opposant au «peuple qui s’exprime souverain à travers ses élus». Et même si, ce mercredi aux 13 heures de France 2 et TF1, Macron a tenté de séparer le bon grain des manifestations syndicales, «organisées», du mauvais des rassembleme
Retraites
Pour les syndicats, Emmanuel Macron souffle sur les braises
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Tout en les invitant à de nouvelles concertations notamment sur la pénibilité, le chef de l’Etat a exaspéré les syndicats mardi et mercredi, à la veille d’une neuvième journée de mobilisation, en leur reprochant de n’avoir pas cherché un «compromis».
Emmanuel Macron aux 13 heures de France 2 et TF1, ce mercredi. (Stéphane Lagoutte/MYOP pour Libération)
Publié le 22/03/2023 à 18h43
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