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Crise sociale

Près de Vienne, une écluse à l’arrêt : «On a peur pour la retraite mais aussi pour notre statut»

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Ce jeudi, l’écluse de Reventin-Vaugris sur le Rhône est restée à sec, tenue par un piquet de grève, empêchant le passage des péniches de fret sur le fleuve. Les salariés de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) veulent se faire entendre.

L'écluse de Reventin-Vaugris (Isère) est restée à sec après le blocage des salariés de La Compagnie Nationale du Rhône, jeudi. (Bruno Amsellem/Libération)
ParMaïté Darnault
correspondante à Lyon
Publié le 24/03/2023 à 6h58

Portes closes et vannes coupées, l’ouvrage massif en béton est toujours à sec. Depuis jeudi dernier, les salariés de la Compagnie nationale du Rhône (CNR) tiennent un piquet de grève à quelques pas de l’écluse de Reventin-Vaugris (Isère), à 30 km au sud de Lyon, pour protester contre la réforme des retraites. L’installation avait été vidée dix jours plus tôt pour un entretien annuel. Depuis, «rien n’a bougé et on compte bien que demain, rien ne bouge», lance ce jeudi Delphine Peyron, assistante logistique et déléguée CGT, lors de l’AG quotidienne : «Il faut qu’on continue à se faire entendre, on a tenu nuit et jour, bravo à tous !» Reventin-Vaugris est l’un des 19 aménagements de la CNR sur le Rhône. L’usine hydroélectrique implantée sur le barrage continue, elle, de produire ses 70 mégawatts par heure.

Mais le blocage de l’écluse empêche le passage des bateliers sur le fleuve. D’ordinaire, une vingtaine de péniches de fret transitent chaque jour, chargées de matières premières alimentaires ou industrielles. En aval du fleuve, une autre écluse a été bloquée, à Bollène (Vaucluse). «On est déterminés, on fait front, on attend encore que Macron ouvre les yeux et on veut des garanties de nos employeurs sur notre statut, pour commencer à avancer sur un cale

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