C’est l’épreuve de force. Alors que le gouvernement a décidé de réquisitionner mercredi les salariés en grève du dépôt de carburant d’Esso-ExxonMobil à Port-Jérôme, près du Havre en Seine-Marititime – pour tenter de rétablir les approvisionnements du Nord de la France, la CGT chimie a reconduit son mouvement pour les salaires qui paralyse depuis plus de quinze jours les six raffineries exploitées par TotalEnergies et ExxonMobil dans l’Hexagone. Une seule raffinerie n’est pas à l’arrêt, celle de Lavéra, près de Martigues (Bouches-du-Rhône). Elle appartient au groupe sino-britannique Petroineos. Résultat, plus d’un tiers des stations-service du pays sont à sec d’un ou plusieurs carburants (SP95 sans plomb notamment), la proportion grimpant à près de 45 % dans celles d’Ile-de-France et des Hauts-de-France, régions les plus touchées par la grève dans les raffineries stratégiques de l’estuaire de la Seine. «Chacun doit prendre ses responsabilités. Le gouvernement prend les siennes», avait tonné la Première ministre, Elisabeth Borne, en annonçant mardi soir à l’Assemblée la réquisition des personnels des dépôts de carburants d’Esso-Exxonmobil.
«On remercie madame Borne pour son refus de la médiation»
Une décision qui a suscité une réplique immédiate de la CGT : dénonçant «le choix de la violence» et une mesure «illégale», la centrale syndicale a annoncé se retirer




