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Redressement judiciaire d’Arc France : les syndicats reçus ce lundi à Bercy

Une réunion concernant le groupe nordiste, placé en redressement judiciaire le 7 janvier, doit se tenir ce lundi 9 février en milieu d’après-midi au ministère de l’Economie. Deux offres de reprises sont actuellement à l’étude.

Dans l'usine d'Arc France à Arques, dans le Pas-de-Calais, le 14 janvier 2016. (Aimee THIRION/Libération)
Publié le 09/02/2026 à 7h00

Rendez-vous à 15 heures. Les syndicats du fabricant nordiste de produits en verre pour les arts de la table Arc France, placé en redressement judiciaire le 7 janvier, seront reçus ce lundi 9 février à Bercy avec les élus locaux. Seront également présents à cette réunion de travail à l’initiative du ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, et le directeur général de France Travail, Thibault Guilluy, selon Bercy. Les syndicats CGT, CFDT, CFE-CGC, Unsa et Sud Chimie/USS ont confirmé leur présence.

Deux offres de reprise sont à actuellement l’étude par le tribunal de commerce de Lille pour Arc. La première émane de Timothée Durand, petit-fils de Jacques Durand, l’ancien patron emblématique du verrier qui emploie aujourd’hui quelque 3 500 salariés à Arcques, dans le Pas-de-Calais. Elle prévoit «le maintien de 2 700 emplois» sur ce site, selon une source proche du dossier. Elle inclut aussi 300 licenciements et table sur 500 départs volontaires, dont 400 départs anticipés à la retraite et 100 départs spontanés. Timothée Durand avait déjà été candidat à l’entrée au capital du groupe en 2024, mais une proposition de Pascal Cagni, ex d’Apple, et Patrick Molis, PDG de la Compagnie nationale de navigation, avait été préférée à la sienne.

L’autre candidat, Patrick Puy, président du conseil international d’Arc International de 2013 à 2015, a lui promis «zéro licenciement», avec une stratégie axée sur la «relocalisation» des activités en France, sans détailler la provenance des fonds qu’il voudrait investir sur le site (60 à 70 millions d’euros). Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l’État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine, avec un nouveau prêt de l’Etat de 30 millions d’euros. Fondé en 1825, Arc France produit notamment des ustensiles pour la table, mais aussi des produits d’entrée de gamme pour le géant suédois de l’ameublement Ikea. Signe de difficultés récurrentes, ses effectifs ont été presque divisés par trois depuis les années 2000. En plus du site d’Arques, l’entreprise compte trois usines à l’étranger : l’une aux Etats-Unis, une autre en Chine et une troisième aux Émirats arabes unis.

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