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Retraites, assurance chômage… face à un Sébastien Lecornu contraint au compromis, les syndicats poussent leur avantage

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A une semaine d’une journée de mobilisation intersyndicale, la CFDT indique qu’elle ne participera pas à un nouveau «conclave» et demande la suspension de la réforme de 2023.

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, à Boissy-la-Rivière (Essonne) le 26 août 2025. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 11/09/2025 à 19h23

Mercredi 10 septembre matin, le premier contact entre Sébastien Lecornu et Sophie Binet a consisté en un bref échange de SMS. En cette journée de mobilisation sociale, la secrétaire générale de la CGT se trouvait sur un piquet de grève, et ne pouvait donc pas décrocher. En attendant, elle a formulé une demande auprès du tout nouveau Premier ministre, nommé la veille au soir : que les troupes policières y aillent mollo dans leur gestion des blocages et des manifestations. «Je transmets», lui aurait-il répondu.

Sébastien Lecornu prend ses fonctions dans un moment de forte défiance entre la sphère sociale et celle du pouvoir. Il y a un an, son prédécesseur Michel Barnier avait retissé quelques liens, notamment en avalisant un accord entre syndicats et patronat

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