Le bras de fer entre organisations syndicales et patronales s’intensifie autour des ruptures conventionnelles. Jeudi 15 janvier, à l’occasion d’une deuxième séance de discussions au siège de l’Unédic – l’organisme paritaire qui gère l’assurance chômage – à Paris, le patronat a évoqué ses pistes pour durcir l’accès à ce mode de rupture, face à des organisations syndicales inquiètes de voir le dispositif «perdre de sa substance».
De quoi refroidir un peu plus des discussions qui se sont ouvertes dans un climat déjà tendu, avec en toile de fond un certain attentisme du gouvernement. Le 9 janvier, trois organisations syndicales (CFDT, CFTC, FO) et le patronat (Medef, CPME, U2P) ont interpellé le Premier ministre dans un courrier, en lui demandant de «confirmer l’engagement déjà pris par le ministre du Travail et des Solidarités», Jean-Pierre Farandou. Cet engagement, c’est notamment l’abandon d’un nouveau projet de réforme de l’assurance chômage très rude




