Quand, en 1993, le Monde demandait à Antoine Riboud ce qu’il faudrait faire pour réduire le chômage, le puissant PDG de Danone répondait : «Il faut avoir la volonté de descendre à 32 heures, soit quatre jours par semaine. Cela nécessitera toute une nouvelle organisation du travail et obligera toutes les industries et les services à embaucher fortement.» Vingt-sept ans plus tard, quand la crise sanitaire débutante a plongé la France dans un marasme économique, quelques responsables politiques et patronaux ont préféré s’empresser de lancer un avertissement : il faudra «travailler et produire davantage» (les mots d’Emmanuel Macron) et «se poser tôt ou tard la question du temps de travail» (ceux du président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux).
32 heures
Semaine de quatre jours : travailler moins pour employer plus
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Si la tendance générale est plutôt à l’allongement du temps de travail, la crise du Covid pourrait être une occasion de repenser l’organisation du travail, notamment en relançant le sujet de la semaine de 32 heures, qui permettrait de créer des emplois en nombre.
La plateforme logistique de LDLC à Saint-Quentin-Fallavier, le 26 juillet 2021. L'entreprise qui a mis en place la semaine de quatre jours pour ses salariés. (Bruno Amsellem/Libération)
Publié le 22/08/2021 à 20h25
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