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Sophie Binet, poing de rassemblement de la CGT

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Jusqu’à présent secrétaire générale de l’Ugict-CGT, le syndicat des cadres, cette experte de l’égalité des sexes devient, à 41 ans, la première femme à prendre la tête de la centrale centenaire. Une petite surprise et un compromis entre les ailes modérée et dure.

La nouvelle secrétaire générale Sophie Binet lors du 53e congrès du syndicat CGT, à Cournon d'Auvergne, le 31 mars 2023. (Ludovic Combe/Libération)
Publié le 31/03/2023 à 16h27, mis à jour le 31/03/2023 à 19h23

Pull vert, bras levés, poings serrés, Sophie Binet attrape les épaules de deux de ses camarades et entonne le chant de la CGT énergie : «Emmanuel Macron, il va faire tout noir chez toi.» Dans la foulée, son élection surprise est proclamée. Succédant à Philippe Martinez, elle est devenue vendredi, à 41 ans, la 16e secrétaire générale de la CGT. La première femme à ce poste depuis la création du syndicat, en 1895. Ce n’est pas la seule nouveauté : succédant à des membres cheminots, des PTT ou de la métallurgie, comme son prédécesseur, la nouvelle dirigeante est la première «cadre» à occuper ce poste. Jusqu’à maintenant et pour quelques jours encore, elle était secrétaire générale de l’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict-CGT).

Née en 1982, Sophie Binet a démarré sa vie militante à l’Unef. Etudiante en philosophie à l’université de Nantes, elle se fait connaître en 2006 dans la bataille – victorieuse – contre le Contrat première embauche (CPE). Membre du bureau national de l’Unef, elle fait partie des délégations étudiantes reçues à l’époque à Matignon. Avant même la fin de ses études, elle annonce vouloir d

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