Le 49.3 galvanise la jeunesse. Ce lundi midi, environ un millier d’étudiants réunis en assemblée générale ont voté l’occupation du site de Tolbiac dans le XIIIe arrondissement parisien. Selon les élus de ce site de l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne, il s’agit de la plus grosse AG depuis le début du mouvement de contestation de la réforme des retraites. Ils estiment que l’affluence était deux fois plus forte que lors de la plus importante assemblée générale et dix fois plus importante que lors de la première réunion en janvier.
«Le 49.3 a marqué un tournant dans la mobilisation. Dès jeudi, à la Concorde, on a vu des étudiants mettre le feu à des poubelles alors qu’ils ne sont pas des militants traditionnels. Il y a une colère. Le durcissement de la répression ne fait pas peur, il nourrit cette colère», explique Léonard, 21 ans, militant NPA aux cheveux bouclés et ongles vernis de noir, dans les couloirs de Tolbiac occupée.
«C’est injuste pour les métiers les plus durs et les moins rémunérés.»
Dans cette université, le mouvement étudiant est animé par son parti aux côtés du Poing levé – un autre mouvement trotskiste – et de l’Alternative, syndicat proche de LFI issu d’une scission de l’Unef




