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Drame

Toulouse : un deuxième accident mortel en moins de deux ans sur le chantier du nouveau métro

Un ouvrier de 45 ans est mort écrasé par une machine dans un tunnel de la future ligne C, mardi. Un premier employé avait déjà perdu la vie en mars 2024.

Des ouvriers sur le chantier de la ligne de métro C de Toulouse, à Labège, le 4 juillet. (FREDERIC SCHEIBER/Hans Lucas via AFP)
Publié le 10/12/2025 à 15h24

Deux morts en l’espace de vingt et un mois. Un nouvel ouvrier a perdu la vie sur le chantier de la future ligne C du métro de Toulouse, mardi 9 décembre en milieu d’après-midi. L’accident est survenu dans un tunnel entre la station Raisin et le Faubourg-Bonnefoy. Selon les informations du quotidien régional la Dépêche du Midi, la victime, un ouvrier de 45 ans, a été écrasée par une machine qui permet de transporter des éléments de chantier. Les secours ont constaté sa mort sur place. Une enquête pour homicide involontaire a été ouverte pour déterminer les causes du drame.

Le 4 mars 2024, un premier accident mortel s’était produit sur le même chantier, à Labège, en banlieue sud de Toulouse. L’effondrement d’une structure aérienne de dix mètres de haut avait coûté la vie à un salarié de 54 ans. L’ouvrier, employé par Bouygues travaux publics, avait sauté du viaduc au moment où celui-ci s’était effondré. Trois autres travailleurs avaient été blessés, dont deux s’étaient trouvés dans un état grave. Interrogé par Libération sur l’avancée de l’enquête, ce mercredi, le parquet de Toulouse indique seulement que «le dossier est à l’instruction». Le chantier de la ligne C a commencé fin 2022 et doit normalement s’achever en 2028. Mais l’opposition de gauche au conseil métropolitain dénonce des retards dans la mise en œuvre des travaux.

Dans son rapport annuel publié en novembre, l’assurance-maladie a recensé 764 accidents du travail mortels sur l’année 2024. Un chiffre en hausse continue, qui ne concerne que les salariés du régime général de la Sécurité sociale – et exclut donc, par exemple, les indépendants et les travailleurs de la fonction publique. En 2024, comme lors des années précédentes, le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) figure parmi les plus sinistrés, avec 146 décès. Seul celui des transports, endeuillé par de nombreux malaises, notamment parmi les routiers, subit une mortalité plus importante, avec 178 décès sur l’année.

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