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Stellantis s’engage sur «un avenir industriel» pour l’usine de Poissy

Le constructeur automobile a affirmé mercredi 26 novembre maintenir une activité et surtout l’emploi sur le site des Yvelines, qui va notamment se spécialiser dans le reconditionnement de véhicules d’occasion.

Antonio Filosa, PDG de Stellantis, à Rome le 27 octobre 2025. (Augusto Casasoli/REUTERS)
Publié le 27/11/2025 à 18h11

«L’usine de Poissy ne fermera pas, nous avons pris l’engagement de lui donner un avenir industriel», indique dans un communiqué le groupe Stellantis, peu après la tenue d’un comité social et économique extraordinaire à Poissy (Yvelines), mercredi 26 novembre dans la matinée. «Il n’y aura pas de plan social», précise également le groupe issu de la fusion entre Fiat-Chrysler et PSA.

Après trois semaines de chômage partiel forcé, cet automne, afin de limiter la production dans un contexte de ventes en berne, ces mots résonnent comme un soulagement pour les 2 000 salariés de la dernière usine de production automobile en Ile-de-France.

Le site de Poissy produit l’Opel Mokka et la DS3, une fabrication assurée jusqu’en 2028. Mais les salariés s’inquiètent depuis plusieurs mois de l’avenir du site après cette date.

«La décision de poursuivre la production automobile» après les versions actuelles des Mokka et DS3 «sera prise dans le cadre du plan stratégique de Stellantis» qui sera présenté par le nouveau patron, Antonio Filosa, au «premier semestre 2026», ajoute le constructeur.

«Un engagement de la production pour plus de vingt ans»

La direction a annoncé mercredi aux représentants syndicaux un investissement de 20 millions d’euros pour moderniser les lignes d’emboutissage (où sont pressées les feuilles de tôle pour fabriquer les pièces de carrosserie), ce qui «permet un engagement de la production pour plus de vingt ans».

Le groupe prévoit également, à très court terme, le développement d’activités complémentaires, telles que la fabrication de pièces pour l’après-vente ou relevant de l’économie circulaire, ajoute Stellantis. Sur un site automobile, l’économie circulaire désigne par exemple la récupération de véhicules d’occasion pour les réparer, ou en extraire des pièces détachées, qui peuvent ensuite être renvoyées aux concessions ou garagistes.

Satisfecit prudent des syndicats

«L’investissement dans les lignes d’emboutissage est un premier signal fort du maintien de l’activité industrielle», a commenté auprès de l’AFP Brahim Ait Athmane, secrétaire adjoint FO à Poissy.

Pour Laurent Oechsler, de la CFE-CGC, ces annonces sont «une nouvelle étape pour conforter l’avenir industriel» du site et «accompagner la réaffectation des équipes», car ces nouvelles activités «viendront notamment compenser d’éventuelles baisses de cadence à venir».

La CFC-CGC demande toutefois «une décision rapide sur l’attribution d’un nouveau véhicule à Poissy, sans attendre l’été 2026».

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