Malgré une poignée de main chaleureuse et un large sourire, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’Antoine Arnault nous accueille. Il faut le comprendre : «Parler à Libération, c’est un peu particulier pour notre famille, c’est un chiffon rouge, vous imaginez bien. On a toujours la cicatrice de ce fameux numéro…» Ce fameux numéro ? Celui du lundi 10 septembre 2012, affichant à sa une un Bernard Arnault tout heureux, valisette rouge à la main, sous le titre «Casse-toi, riche con !». Le milliardaire venait de demander la nationalité belge, avant de renoncer face au tollé provoqué par l’hypothèse de son déménagement fiscal. «Ça a été tellement violent et agressif», se souvient le deuxième des cinq enfants du boss de LVMH.
Treize ans plus tard, une nouvelle une de Libé a provoqué des remous au sein du clan. C’était le 27 septembre, une enquête consacrée à la bataille à couteaux tirés entre les héritiers de l’empire du luxe autour de




