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Enquête

Succession explosive, «le Parisien», Paris FC… Les confidences inédites d’Antoine Arnault, «soldat de LVMH»

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La famille à la tête du premier groupe de luxe mondial connaît-elle les prémices d’une guerre intestine potentiellement ravageuse ? Alors qu’il se sait visé par une forte opposition en interne, le premier fils de Bernard Arnault a reçu «Libération» en exclusivité. Il affirme ne pas agir au «service de [ses] ambitions».

Bernard Arnault (à gauche) aux côtés de son fils, Antoine Arnault (à droite) à Paris, le 14 décembre 2023. (Emmanuel Dunand/AFP)
Publié le 04/12/2025 à 10h00, mis à jour le 04/12/2025 à 10h00

Malgré une poignée de main chaleureuse et un large sourire, ce n’est pas de gaieté de cœur qu’Antoine Arnault nous accueille. Il faut le comprendre : «Parler à Libération, c’est un peu particulier pour notre famille, c’est un chiffon rouge, vous imaginez bien. On a toujours la cicatrice de ce fameux numéro…» Ce fameux numéro ? Celui du lundi 10 septembre 2012, affichant à sa une un Bernard Arnault tout heureux, valisette rouge à la main, sous le titre «Casse-toi, riche con !». Le milliardaire venait de demander la nationalité belge, avant de renoncer face au tollé provoqué par l’hypothèse de son déménagement fiscal. «Ça a été tellement violent et agressif», se souvient le deuxième des cinq enfants du boss de LVMH.

Treize ans plus tard, une nouvelle une de Libé a provoqué des remous au sein du clan. C’était le 27 septembre, une enquête consacrée à la bataille à couteaux tirés entre les héritiers de l’empire du luxe autour de

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