A trottinette casqué. A partir de ce samedi, il sera obligatoire à Nice de porter un casque pour tout usager d’une trottinette électrique, selon un arrêté municipal annoncé ce vendredi 31 octobre. Il est valable jusqu’au 1er mars 2026 mais il a vocation, selon la ville, à être reconduit. Il s’applique à «l’ensemble des voies ouvertes à la circulation et espaces publics du territoire de la commune». Plusieurs communes, notamment dans le nord de la France, ont déjà pris des arrêtés similaires.
La ville met en avant le nombre important d’accidents, environ 500 par an depuis 2022, avec une prise en charge depuis cette date de plus d’une centaine de ces accidentés chaque année par un service de traumatologie. Il s’agit principalement de traumatismes de la face et des poignets. En cas de manquement, tout contrevenant devra régler une amende forfaitaire de 35 euros.
«J’aime les gens»
«Mon objectif, c’est que tout le monde mette un casque. J’aime les gens, je veux réduire le nombre d’accidents graves et protéger des vies en renforçant la sécurité des usagers de trottinettes et de tous les autres usagers des voies de circulation», s’est justifié Christian Estrosi, maire (Horizons) de Nice. L’élu pointe notamment les «excès de vitesse, parfois jusqu’à 70 km/h», d’engins débridés qui ne devraient pas, selon la législation, dépasser les 25 km/h.
D’après la ville, 25 accidents, impliquant cinq décès, ont été causés par des conducteurs de trottinette à Nice depuis 2022, et ces conducteurs ont été eux-mêmes victimes, depuis cette date, de 16 accidents, dont un mortel.
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Toutefois, en France, le code de la route n’impose pas le port du casque aux usagers «d’engin de déplacement personnel motorisé» (EDPM), sauf hors agglomération. «C’est de la compétence pleine et entière du maire et je serais très surpris que le préfet défère un tel arrêté» pour un contrôle de légalité, a estimé Christian Estrosi, qui s’est toujours opposé à l’implantation de trottinettes en libre-service sur la commune de Nice.




