Une année 2025 record pour le transport aérien. Avec plus de 1 000 milliards de dollars (853 milliards d’euros) de chiffre d’affaires, les quelque 360 compagnies aériennes membres de l’Association du transport aérien international (Iata) ont franchi un cap symbolique jamais atteint, selon les dernières estimations de l’organisation. L’année passée, elles ont transporté presque 5 milliards de passagers (4,982 milliards) contre 4,89 milliards en 2024. L’Iata, qui prévoit 8,6 milliards de passagers à l’horizon 2043, anticipe que la barre des 5 milliards sera dépassée en 2026 (à 5,2 milliards).
Reportage
Du côté des bénéfices, les compagnies réalisent aussi des scores jamais vus à 39,5 milliards de dollars cumulés. Leur marge nette s’établit à 3,9 %, avec un taux de remplissage de leurs avions élevé : 83,7 % en moyenne sur l’année. Début décembre, cette nette amélioration de la marge avait été attribuée, par le directeur général de l’Iata, Willie Walsh, en particulier, à la performance meilleure qu’attendue des activités de fret aérien, malgré les guerres commerciales de Donald Trump. Il avait alors salué la «résilience» du secteur malgré des «vents contraires».
Pour l’année prochaine, l’Iata envisage des bénéfices de 41 milliards de dollars, un record en valeur absolue, mais «une stabilisation de la rentabilité» pour les transporteurs aériens. Ces derniers devraient notamment être aidés par le repli des cours du pétrole.
Airbus et Boeing n’arrivent plus à suivre
Tout cela va donc faire les affaires des constructeurs d’avion, Airbus et Boeing en tête, qui n’arrivent plus à suivre la cadence en production. L’Iata estime ainsi qu’avec 17 000 avions en attente de livraison, le carnet de commandes des avionneurs représente aujourd’hui 60 % de la flotte en service. Ce qui a le don d’agacer les compagnies, pressées de renouveler leurs flottes avec de nouveaux appareils, moins consommateurs en carburant, et donc, plus rentables.
Pour ce qui est du business des avionneurs, 2025 pourrait aussi être l’année où l’américain Boeing est symboliquement repassé devant l’européen Airbus en nombre de commandes accumulées sur un an. Si cela se confirme dans les prochains jours, quand les deux constructeurs dévoileront leurs chiffres définitifs, ce serait la première fois depuis sept ans. Tout en sachant qu’Airbus reste, de loin, le premier constructeur, quand on regarde les chiffres de commandes totales nettes : 8 700 pour Airbus, 6 000 pour Boeing.




