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Budget 2026 : le Sénat instaure une taxe écologique sur les croisières internationales

Les sénateurs ont voté ce lundi 1er décembre une mesure portée par le groupe LR visant à financer la protection et la valorisation des littoraux.

Le MSC Virtuosa au port de Lisbonne au Portugal. (Andrzej Iwanczuk/NurPhoto. AFP)
Publié le 01/12/2025 à 19h57

Pour protéger les littoraux, les amateurs de gros bateaux vont devoir sortir les euros. Le Sénat a voté ce lundi 1er décembre pour créer une taxe écologique visant les croisières internationales : 15 euros par passager et par escale en France, pour un rendement estimé à 75 millions d’euros par an afin de financer la protection et la valorisation des littoraux.

La mesure, portée par des sénateurs Les Républicains, a été adoptée de justesse avec le soutien de la gauche, malgré l’opposition de l’exécutif et d’une partie des élus du camp gouvernemental.

Cette taxe, fondée sur le principe du «pollueur-payeur», vise à compenser les «externalités particulièrement lourdes» des croisières internationales pour les espaces littoraux et portuaires, selon les sénateurs à l’origine de la mesure.

La ministre des Comptes publics a fait savoir son opposition à la mesure

Le sénateur LR Jean-Marc Délia a souligné que chaque année, les paquebots émettent plus de 7 millions de tonnes de CO2 en Europe, et rejettent des polluants atmosphériques comparables à ceux d’un milliard de véhicules. Des dispositifs similaires existent déjà dans plusieurs ports européens et internationaux et cette taxe ne nuirait pas à l’attractivité du secteur, a-t-il défendu.

Sans parvenir à les faire adopter, des sénateurs de gauche et écologistes ont proposé des contributions proches mais avec un rendement plus important. La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a précisé être défavorable à la mesure, son écriture ne permettant pas, selon elle, de différencier des bateaux de croisière et les ferries, s’inquiétant par exemple des conséquences sur les ferries vers la Corse ou venant d’outre-Manche.

Ces votes ne sont pas encore définitifs car le projet de budget va continuer d’être examiné au Parlement jusqu’à la mi-décembre au plus tôt.

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