Après que la grande vitesse a pendant plusieurs décennies monopolisé l’aménagement ferroviaire de la France, la question des circulations régionales, entre métropoles ou sur les petites lignes, est redevenue peu à peu un sujet central des réflexions. Christophe Fanichet, PDG de SNCF Voyageurs, revient sur les orientations de l’opérateur historique pour tenter de répondre à tous les usagers.
Comment qualifieriez-vous l’envie de train actuelle ?
Nous sommes à l’âge d’or du train. Il y a eu une très grosse prise de conscience post-Covid et post-crise énergétique. Certains Français se lèvent aujourd’hui à 6 heures du matin pour pouvoir réserver à petits prix leurs billets pour Noël et pour le ski. Mais la révolution la plus révélatrice, c’est le TER : il y a eu en cinq ans 40 % de voyageurs en plus, soit 1,4 million de personnes chaque jour, notamment en raison de la hausse des prix du carburant et de l’augmentation de l’offre de trains. Et cette tendance s’est poursuivie en 2025. Cela me conforte dans l’idée que nous ne sommes plus dans le «revenge travel» post-Covid : le train est au centre des mobilités des Français.
A quel moment de l’histoire ferroviaire sommes-nous ?
D’abord, il y a eu la révolution en Ile-de-France, il y a une petite cinquantaine d’années, avec les RER, qui ont changé la vie des Franciliens. Puis le TGV, dans les années 80, qui a redessiné la carte de France et les bassins économiques. Ensuite, au début des années 2000, avec les régions, qui ont




