Menu
Libération
LIVE
terminé

Episode de froid : la voiture déconseillée mardi en Ile-de-France, les transports scolaires suspendus en Bretagne et Normandie

Le site Sytadin a enregistré plus de 1 000 kilomètres de ralentissements dans la région francilienne en fin de journée. La RATP a annoncé que plus aucun bus ne circulait à cette heure.

Les bouchons ont atteint un niveau historique ce lundi 5 janvier en Ile-de-France. (Valentin Faivre/Hans Lucas. AFP)
Publié le 05/01/2026 à 17h17, mis à jour le 05/01/2026 à 21h57

En résumé :

  • Plus de 1 000 kilomètres de bouchons en Ile-de-France ont été enregistrés à 17 h 30, un record absolu. Aux alentours de 20 heures, les ralentissements sont passés sous la barre des 500 kilomètres. Un nombre toujours très largement au-dessus des chiffres que les autorités qualifient «d’exceptionnels».
  • L’épisode neigeux qui s’est abattu sur le nord-ouest de la France va peu à peu s’étendre jusqu’au Nord-Est. Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne, dans les Yvelines, l’Oise, la Somme et les Ardennes.
  • La RATP a annoncé que le réseau autobus avait été interrompu à cause de la neige. De nombreux Franciliens ont du mal à rejoindre leur domicile ce lundi soir.
Le 05/01 à 21H38

1 250 places d'hébergement supplémentaires à Paris

Alors que les autorités se sont préparées à une nuit difficile - «les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin», a prévenu Météo-France -, le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a confirmé l’ouverture de 1 250 places d’hébergement supplémentaires à Paris dans le cadre du plan grand froid. «Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours», a-t-il insisté.

Le 05/01 à 21H35

Deux accidents de cars en Mayenne

En Mayenne, la préfecture a fait état de deux accidents de cars : un à Astillé où trois enfants ont été pris en charge pour des urgences relatives, un autre à Cossé-le-Vivien avec un bus couché et une porte bloquée. Les 33 jeunes passagers et le conducteur sont indemnes.

Le 05/01 à 21H08

«L’année dernière, ce n’était pas à ce point !»

Par Théo Eberhardt

De ses souvenirs de neige, Aïcha, chargée de qualité à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), garde quelques bus perturbés, 20 minutes de marche tout au plus. Mais ce lundi de janvier 2026, «je n’ai eu que des retards en chaîne : le bus, 15 minutes ; le train, 10 minutes ; le tram ne passait plus. Au final, j’ai dû marcher 40 minutes pour rattraper le RER, et je ne suis même pas encore rentrée», confie-t-elle dans le RER C, qu’elle emprunte pour rejoindre son domicile du sud francilien. Cet après-midi, Aïcha avait décidé de ne pas partir trop tôt malgré les invitations de son directeur de production. Elle a quitté le travail la dernière, à 17 heures. Trop tard, regrette-t-elle après coup. «Mince», s’arrête Aïcha. Elle regarde son sac. «Je viens de me dire que je n’aurais pas dû laisser mon ordi au bureau. Je ne pourrai pas faire de télétravail demain…»

Le 05/01 à 20H51

A Paris, les RER perturbés

L’ensemble des lignes de métro fonctionnent normalement, mais le trafic sur les lignes de RER A et B «est perturbé en raison des chutes de neige», a indiqué la RATP.

Le 05/01 à 20H46

La préfecture de police de Paris conseille de télétravailler mardi

Interrogée sur BFMTV, la porte-parole de la préfecture de police de Paris, Hélène Denéchère, a recommandé aux Franciliens d’avoir «recours au maximum au télétravail et de ne pas prendre la route autant qu’il se peut». La «PP» conseille en outre de «limiter les transports individuels et de davantage se tourner vers les transports collectifs» ainsi que de «ne sortir que si c’est strictement nécessaire».

Le 05/01 à 20H38

Des retards en chaîne

Par Zoé Fraslin

«Je patiente, car il n’y a rien d’autre à faire.» Zohra, assistante dans le BTP à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), tente de relativiser face à la neige. «Je suis fatiguée, comme tout le monde ici après une journée de travail, mais râler ne fera pas arriver le bus plus vite.» Partie du travail vers 17 heures, la jeune femme de 25 ans a d’abord subi les retards du RER A, puis ceux du RER B, avant d’atteindre La Courneuve Aubervilliers. Puis théoriquement encore 20 minutes de bus - qu’elle espère à ce début de soirée encore pouvoir prendre afin de rentrer chez elle à Stains, en Seine-Saint-Denis. Bilan : déjà une demi-heure de perdue sur un trajet qui lui prend habituellement une heure. Résignée, elle prévoit de partir trente minutes plus tôt le lendemain pour se rendre au travail, «en espérant que ça se passe mieux».

Le 05/01 à 20H32

Au moins 300 mineurs isolés à la rue cette nuit, selon Utopia 56

Alors que la capitale est sous la neige, que les bouchons ont atteint des niveaux historiques et que de nombreux Franciliens galèrent à rentrer chez eux, l’association d’aide aux exilés Utopia 56 rappelle sur X qu’«au moins 300 mineurs isolés vont encore dormir à la rue ce soir, faute de solutions». «Certains nous disent avoir trop froid pour se déplacer jusqu’aux distributions de repas, écrit encore l’association. Ils n’ont qu’une toile de tente, ressenti prévu : -6 °C cette nuit.»

Le 05/01 à 20H27

Le stop comme solution ?

Par Zoé Fraslin

Devant l’arrêt La Courneuve – Aubervilliers du bus 150, à quelques kilomètres au nord de Paris, une cinquantaine de personnes patientent sous les flocons. Auxiliaire de crèche dans la capitale, Mouna Sissoko attend depuis quarante minutes pour rentrer chez elle, à Saint-Denis. «À pied, j’en aurais pour une trentaine de minutes, mais avec ce froid, hors de question de m’y aventurer.» D’ordinaire, elle prend la voiture pour rejoindre le RER B. «Je ne savais même pas qu’il allait neiger. Maintenant je regrette : je serais déjà chez moi», grince-t-elle, emmitouflée dans sa parka bleu nuit. Contrainte d’annuler sa séance de sport prévue à 19 heures, elle hésite désormais à tenter le stop, comme certains voyageurs avant elle, tandis que le bus 150 se fait toujours attendre.

Le 05/01 à 20H09

«Il n’y a pas vraiment de solution de remplacement pour rentrer chez moi», s'inquiète Julie, 20 ans

Par Hamdam Mostafavi

A la gare de Viroflay Rive droite, dans les Yvelines, les voyageurs sont désemparés : s’ils ont pu rejoindre la ville de banlieue malgré la suppression de plusieurs trains depuis Paris, ceux qui continuent leur voyage plus au loin dans le département se retrouvent coincés. Dès 16 heures, les bus locaux ont arrêté de circuler. Julie, étudiante de vingt ans, a été prise au dépourvu : «Il n’y a pas vraiment de solution de remplacement pour rentrer chez moi à Bois-d’Arcy. Il faut que je trouve un train qui circule encore et qui me rapproche, mais la gare la plus proche est à 40 minutes de mon domicile. Je prendrai un taxi pour rentrer chez moi, si j’en trouve un.»

Le 05/01 à 19H30

Suspension des transports scolaires dans l'ensemble de la Normandie et de la Bretagne

Dans la Manche, l’A84 et la rocade de Coutances ont également subi de fortes perturbations, contraignant des automobilistes à stationner sur le bas-côté. Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne et dans les Yvelines.

Le 05/01 à 19H25

De «grosses difficultés» en Normandie

En Normandie, l’autoroute A28 a connu de «grosses difficultés» dans le sens Abbeville-Rouen en début d’après-midi, bloquée par des poids lourds en travers des voies, selon la préfecture de Seine-Maritime. Des dépanneurs ont été mobilisés pour dégager les véhicules obstruant la circulation. Quelques dizaines de poids lourds sont toutefois toujours à l’arrêt sur une voie de l’A28 et de l’A29, juste après la gare de péage de Cottévrard, dans le sens Abbeville-Rouen. Les chauffeurs maintenus sur les aires de stockage pourront eux se ravitailler auprès des commerces présents sur ces sites.

Le 05/01 à 19H00

De la neige prévue jusqu’à jeudi

Par Sascha Garcia

L’épisode neigeux qui s’est abattu sur le nord-ouest de la France va peu à peu s’étendre jusqu’au nord-est. Ce lundi soir, «la perturbation est encore présente dans le nord des Pays-de-la-Loire et en Île-de-France, mais les neiges les plus importantes se sont décalées de la Seine-et-Marne jusqu’aux Ardennes», détaille auprès de Libération Frédéric Long, prévisionniste chez Météo France. Dès mardi matin, entre 15 et 20 centimètres de neige sont attendus en Vendée et les départements voisins (Loire-Atlantique, Charente-Maritime). La perturbation va perdre de l’activité au cours de la journée, entraînant tout de même des chutes de neige dans le Grand-Est et une partie du Massif central, «sans que cela ne justifie une vigilance orange», juge Frédéric Long.

Le temps va en revanche à nouveau se gâter à partir de mercredi. Une nouvelle perturbation va traverser la France, «entraînant de la neige sur une large moitié nord», ajoute le prévisionniste qui estime que «pour le moment, on parle de 3 à 5 centimètres, localement 7 centimètres, pour l’Île-de-France et les Hauts-de-France». Il est probable que les départements concernés repassent en vigilance orange mercredi. En Bourgogne, Rhône-Alpes et dans le Grand Est, il faut s’attendre à une faible couverture neigeuse, de l’ordre de 1 à 3 centimètres. Dans les Pays-de-la-Loire et la Normandie, plus de neige, mais de la «pluie verglaçante» est prévue. Cette perturbation va apporter un certain redoux sur l’ouest du pays, transformant définitivement la neige en pluie. En revanche, dans l’est du pays, l’air froid n’ayant pas totalement disparu, de la neige ou du verglas est encore possible. Dans tous les cas, «la période la plus intense de l’épisode de froid que l’on connaît sera terminée», assure le prévisionniste.

Le 05/01 à 18H52

Des images de la neige à Paris

Par Service photo
Le 05/01 à 18H36

Les transports scolaires perturbés mardi

Par Aurore Maubian

La liste des départements franciliens privés de transports scolaires ne cesse de s’allonger à mesure que l’épisode neige-verglas s’installe. Les Yvelines ont ouvert le bal en début d’après-midi en annonçant la suspension des transports scolaires demain, alors que Météo-France place le département en vigilance orange neige-verglas de ce lundi 5 janvier 13 heures jusqu’à mardi 6 janvier 10 heures Les établissements sont restés ouverts aujourd’hui, mais les parents ont été invités à récupérer leurs enfants à partir de 15 heures Le préfet a également incité les employeurs à autoriser les salariés à quitter leur lieu de travail dès le milieu d’après-midi, lorsque cela était possible.

Dans la foulée, la préfecture de l’Essonne a annoncé, il y a une heure, la fermeture des transports scolaires demain. Même son de cloche en Seine-et-Marne où la préfecture vient d’indiquer que les transports scolaires seront interdits le 6 janvier. Les autres départements d’Ile-de-France, n’ont, pour le moment, pas communiqué sur la circulation des transports scolaires.

Le 05/01 à 18H28

Les bouchons repassent sous les 1 000 kilomètres en Ile-de-France

Après avoir atteint les 1 000 kilomètres, et même les avoir dépassés, les ralentissements en Ile-de-France semblent désormais lentement se calmer. Ils atteignent désormais 954 kilomètres selon les chiffres de Sytadin.

Le 05/01 à 18H25

«J'ai triplé mon temps de trajet»

Par Sylvain Mouillard

Deux heures de route contre 35 à 40 minutes en temps normal : Vincent Tumoine, salarié d’un ascensoriste francilien, a senti les conséquences de l’épisode de neige qui frappe le pays ce lundi. Vers 15 h 30, depuis la fenêtre de son bureau de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), il remarque les premiers flocons qui tapissent le bitume de l’A86. «J’ai anticipé mon départ et suis parti immédiatement, alors que je quitte le travail en général vers 18 heures», raconte-t-il. Deux heures plus tard, le voilà chez lui, à Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise). «J’ai emprunté le réseau secondaire, mais il y avait pas mal de gens pas à l’aise sur la neige, un peu tétanisés, et ça a vite bouchonné.» Ce matin, il avait bien pris connaissance des prévisions météorologiques, mais ne s’en était pas trop inquiété : «Des fois, c’est un peu alarmiste et puis finalement il ne tombe pas grand-chose en Ile-de-France. Là, les prévisions avaient vu juste, et c’est vrai que ça a été très soudain.»

Le 05/01 à 18H07

26 départements du nord-ouest du pays en vigilance orange neige-verglas

La situation actuelle s’inscrit dans un contexte météorologique dégradé : «26 départements du nord-ouest du pays jusqu’en Île-de-France» sont placés lundi soir en vigilance orange neige-verglas, a annoncé Météo-France dans son dernier bulletin. Les chutes de neige s’étendent en cette fin de journée «des Pays de la Loire au bassin parisien et aux Ardennes», et devraient gagner le Poitou-Charentes et la Lorraine dans la soirée, précise l’institut météorologique. Météo-France met en garde contre des gelées «encore marquées» dans la nuit de lundi à mardi, qui rendront les conditions de circulation «très délicates» en raison du regel des chaussées.

Pour la matinée de mardi, le temps devrait redevenir «ensoleillé» de la frontière belge aux Pays de la Loire, incluant la région parisienne, mais restera «très froid». Les températures matinales s’annoncent «glaciales», comprises «en général» entre -7 et -3 degrés, avec des «sols encore gelés ou enneigés», prévient Météo-France.

Le 05/01 à 18H04

Plan «Neige et verglas» en Ile-de-France

L’impressionnante paralysie du trafic en Ile-de-France intervient alors que le préfet de Police a activé le niveau 3 du plan «Neige et Verglas». Ce dispositif interdit la circulation des véhicules de transport de marchandises de plus de 3,5 tonnes sur les principaux axes et limite la vitesse à 80 km/h pour l’ensemble des usagers, selon la préfecture. Face aux prévisions, la préfecture de Police avait diffusé une mise en garde dès la mi-journée : «Il est conseillé aux usagers de la route qui le peuvent d’anticiper le retour à leur domicile ou de différer, dans la mesure du possible, leurs déplacements.» Malgré ces appels à la prudence, la courbe des embouteillages a grimpé en flèche à l’heure de la sortie des bureaux, franchissant un cap historique et dépassant largement les niveaux habituellement qualifiés d’exceptionnels.

Le 05/01 à 17H52

Bouchons en Ile-de-France : les précédents records

Par Aurore Maubian

Le précédent record remonte au 6 février 2018. Ce jour-là, entre 12 et 20 cm sont tombés sur la région, engendrant des ralentissements sur le réseau routier. Et ce, au point d’atteindre 739 km de bouchons vers 19 h 30.

Le 29 octobre 2020, c’est l’ombre du second confinement qui planait. D’après les mesures de Sytadin, on comptait 736 km d’embouteillages à 18 h 30, quelques heures avant l’entrée en vigueur de celui-ci. Cette saturation était inattendue d’autant que l’on observe d’ordinaire, le dernier jeudi des vacances de la Toussaint, une baisse du trafic.

Le 9 décembre 2019. Les automobilistes qui étaient sur les routes d’Ile-de-France ce jour-ci doivent en garder un souvenir amer. A l’époque, la grève des transports avait poussé de nombreuses personnes à prendre leurs voitures. En pleine mobilisation contre la réforme des retraites, le pic de ralentissements a été mesuré à 629 km de bouchons sur l’ensemble de la région.

Le 05/01 à 17H50

La RATP fait circuler des trains toute la nuit sur toutes les lignes de tramway pour éviter le gel de son réseau ferré

Sur le réseau tramway, le trafic est «partiellement interrompu» sur les lignes T5 (marché de Saint-Denis à Sarcelles), au nord de Paris, et T6 (Viroflay-Châtillon-Montrouge), au sud-ouest, en raison «des chutes de neige persistantes sur la plateforme des voies», a expliqué la RATP. Le trafic est normal sur les lignes de tramway T1, T2, T3a, T3b, T7 et T8. Pour éviter le gel sur son réseau ferré, la RATP fait circuler des trains toute la nuit sur toutes les lignes de tramway, ainsi que sur les lignes de métro et de RER ayant une partie aérienne (lignes 1, 2, 5, 6, 8 et 13 ainsi que les RER A et B). L’ensemble des lignes de métro et de RER fonctionnent normalement.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique