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Du Telli au Draisy, de grands projets pour les petites lignes de train

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Avec les deux équipements électriques et légers, la SNCF et les régions pourraient maintenir ou rouvrir des dessertes qui n’avaient plus vu passer de trains depuis longtemps. Et fluidifier les mobilités locales, comme une revanche sur le tout TGV.

Le futur train Draisy accueillera trente places assises par voiture. (Pascal Bastien/Libération)

C’est une image qui fait rêver, celle d’un train qui défile à travers prairies ou vallées, qui s’arrête dans une petite ville où montent des voyageurs qui ont préféré le rail à la voiture. Sauf que des décennies de sous-investissement de la part de l’Etat et une priorité donnée à partir des années 50 à la bagnole ont laissé des traces. Et s’il est toujours hasardeux de comparer les cartes du réseau actuel avec celui des années 30, difficile de nier que le service public ferroviaire a reculé. De nombreuses régions – ce sont elles qui, depuis 2002, ont la main sur tout ce qui ne relève pas de la grande vitesse ou des Intercités – ont décidé de pallier les carences de l’Etat et multiplient les études pour rouvrir des petites lignes. Et ont même déjà commencé à en inaugurer. Sauf qu’elles font face à de nombreux obstacles – prix du matériel roulant, régénération du réseau, accessibilité des gares… Des obstacles que les trains légers promettent de surmonter.

Car même les plus ardents défenseurs du ferroviaire pour tous l’admettent : les TER actuels, souvent vieillissants, ne sont pas adaptés aux plus petites lignes, lesquelles ont pourtant des fonctions vitales : désenclavement, attractivité, diminution des trajets en voiture… Pour maintenir ou ressusciter ces «lignes de desserte fine du territoire», il fallait donc réfléchir – tant pour les régions, la SNCF que les acteurs industriels – à de nouvelles solutions matérielles. «Diversité des territoires veut dire, pour nous, dive

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