C’est une image qui fait rêver, celle d’un train qui défile à travers prairies ou vallées, qui s’arrête dans une petite ville où montent des voyageurs qui ont préféré le rail à la voiture. Sauf que des décennies de sous-investissement de la part de l’Etat et une priorité donnée à partir des années 50 à la bagnole ont laissé des traces. Et s’il est toujours hasardeux de comparer les cartes du réseau actuel avec celui des années 30, difficile de nier que le service public ferroviaire a reculé. De nombreuses régions – ce sont elles qui, depuis 2002, ont la main sur tout ce qui ne relève pas de la grande vitesse ou des Intercités – ont décidé de pallier les carences de l’Etat et multiplient les études pour rouvrir des petites lignes. Et ont même déjà commencé à en inaugurer. Sauf qu’elles font face à de nombreux obstacles – prix du matériel roulant, régénération du réseau, accessibilité des gares… Des obstacles que les trains légers promettent de surmonter.
Car même les plus ardents défenseurs du ferroviaire pour tous l’admettent : les TER actuels, souvent vieillissants, ne sont pas adaptés aux plus petites lignes, lesquelles ont pourtant des fonctions vitales : désenclavement, attractivité, diminution des trajets en voiture… Pour maintenir ou ressusciter ces «lignes de desserte fine du territoire», il fallait donc réfléchir – tant pour les régions, la SNCF que les acteurs industriels – à de nouvelles solutions matérielles. «Diversité des territoires veut dire, pour nous, dive




