Le temps des transports et surtout des infrastructures est souvent long, trop long. Pour les élus, qui peinent à concrétiser un projet sur un seul mandat, comme pour les citoyens, qui voient les désagréments nécessaires s’allonger, autant que l’horizon de la construction de la voie ferrée ou de la route s’éloigner. En juin, le haut-commissaire à la stratégie et au plan et ex-ministre des Transports, Clément Beaune, a commandé au préfet Michel Cadot, habitué des missions du genre, et à Amélie Fort-Besnard, du Conseil d’Etat, un rapport afin de fluidifier la réalisation des grands projets d’infrastructures, dans les transports comme dans l’énergie. Ses conclusions et ses propositions ont été présentées ce mercredi 14 janvier. Avec un objectif temporel : réduire de trois à quatre ans la durée des projets, qui prennent aujourd’hui de dix à seize ans.
«Depuis plusieurs décennies, la conduite des [grands projets d’infrastructure] est devenue de plus en plus complexe, lente et conflictuelle», résument les deux auteurs, qui ont «proposé des simplifications concrètes, en combinant trois exigences : aller plus vite dans la réalisation des projets, notamment ceux qui servent directement la transition écologique (ferroviaire, énergies décarbonées, etc.) ; sécuriser les décisions, qu’elles soient favorables ou non aux projets ; préserver l’ambition environnementale et rendre la participation du public plus efficace».
L’analyse de cette dernière promesse pourrait malgré tout s




