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Interdiction des véhicules thermiques en 2035 : l’UE ne doit pas faire le grand bond en arrière écolo

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Exhortée par les constructeurs automobiles et Berlin, la Commission européenne pourrait annoncer dans les prochains jours un retour sur l’objectif fixé il y a deux ans, à rebours de la science. Le secteur et ses travailleurs pourraient être aidés de bien d’autres manières, plus vertueuses.

Un employé du constructeur automobile Stellantis, dans l'usine Mirafiori, à Turin, le 25 novembre. (Marco Bertorello/AFP)
Publié le 07/12/2025 à 16h36

Lorsqu’en 2023 l’Union européenne a décidé d’interdire la vente des véhicules thermiques et hybrides neufs à partir de 2035, l’institution fixait sa place dans l’histoire, en décidant de l’une des réformes environnementales les plus ambitieuses à travers le monde. Mais le Vieux Continent s’apprêterait à reculer, en cédant aux constructeurs automobiles, soutenus par l’Allemagne de Friedrich Merz, l’Italie de Giorgia Meloni ou la Hongrie de Viktor Orbán. Toujours à l’agenda de la Commission à la date de mercredi 10 décembre, le «paquet automobile» comprend notamment la «révision des normes d’émissions de CO2 pour les voitures et les camionnettes». Qui pourrait aller jusqu’à l’autorisation des hybrides rechargeables au-delà de 2035, l’autorisation des biocarburants ou encore des carburants synthétiques. Ce que le secteur résume dans toutes ses communications et lobbying par l’expression «neutralité technologique», sous-entendu : «Faites-nous confiance, nous allons trouver les meilleures solutions pour la planète.»

Sauf qu’il est difficile de leur faire confiance. Oliver Zipse, PDG de BMW, a finalement été honnête en début de semaine : «La n

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