Si le groupe Stellantis a une grosse assise en Amérique du Nord, avec Jeep, les pick-up RAM ou Chrysler, certaines de ses quatorze marques sont des piliers de l’histoire industrielle en France (Peugeot ou Citroën) et en Italie (Fiat). Nommé en octobre comme responsable du Vieux Continent pour le géant de l’automobile, après plus d’une décennie en Amérique latine, Emanuele Cappellano faisait sa première tournée publique à l’occasion du Salon de Bruxelles, qui a ouvert ses portes vendredi. Il confirme vouloir tourner le dos à la marge à tout prix, et revenir aux volumes. Sans l’assurance, à ce stade, que cela profite aux travailleurs d’Europe de l’Ouest.
Aux Etats-Unis, Stellantis a opéré des mouvements sur les prix, signe d’une volonté de délaisser la stratégie de la marge à tout prix pour revenir aux volumes. Peut-on s’attendre à la même en Europe prochainement ?
Il est fondamental d’avoir une stratégie de croissance, en termes de volumes, de parts de marché et de présence de nos produits. Donc oui. Après, nous essayons toujours de trouver un équilibre entre la viabilité financière et les prix de vente. Mais la priorité est bien de revenir à la croissance, avec du volume. Il n’y a aucun doute là-dessus. Au-delà des prix, il s’agit plus globalement d’une proposition commerciale, avec une gamme, de nouveaux lancements, de nouveaux moteurs et technologies qui correspondent vraiment aux demandes des clients. Ce sont les priorités. Cela passe notamment par une relatio




