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Marche arrière

Recul sur l’interdiction de la vente des voitures thermiques neuves : comment la France est en train de céder à l’Allemagne

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Alors que Paris tenait jusqu’à peu une position ferme sur la réglementation visant à passer aux voitures 100 % électrique d’ici à 2035, le gouvernement a repris ces derniers jours une partie des arguments du chancelier allemand. Même si la France réclame en revanche toujours l’introduction d’une obligation de contenu local.

Dans l'usine BMW de Munich, des voitures sont disposées à la chaine pour que des robots effectuent les soudures de la carrosserie, le 25 septembre 2024. (Mathias Zwick/Inland pour Libération)
Publié le 15/12/2025 à 9h00

Le couple franco-allemand se fracture au sujet de l’industrie. Au cœur de la dispute : l’automobile. Il faut dire que, de l’autre côté du Rhin, la question de la préférence européenne porte moins qu’en France, pour des raisons idéologiques mais aussi de commerce extérieur, les constructeurs allemands étant bien plus tournés vers la Chine. Mais la question s’est cristallisée, aussi, sur la remise en cause des règles sur les émissions de CO2 qui prévoient la fin de la vente de véhicules neufs thermiques et hybrides à partir de 2035. La France, avec l’Espagne, s’opposait à une révision trop drastique. A l’inverse, l’Allemagne, l’Italie et certains pays d’Europe de l’Est, se faisant les porte-voix des constructeurs, prêchent pour que soient autorisées des solutions qui sont loin d’en être au vu de l’urgence climatique. Après un report d’une semaine, l’issue de cette joute est maintenant fixée au mardi 16 décembre.

Voilà près d’un an que

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