Menu
Libération
Extrême droite

Trois ans du gouvernement Meloni : l’Italie intensifie sa répression contre les manifestations

Réservé aux abonnés

La Première ministre, qui fête ses trois ans à la tête du pays ce mois d’octobre, multiplie les mesures s’attaquant à la liberté de manifestation. Dernière en date : le «décret sécurité», adopté au printemps, symbole selon les syndicats d’une «approche autoritaire».

Pendant une manifestation contre le gouvernement italien, à Rome le 31 mai. (ALBERTO PIZZOLI/AFP)
ParEric Jozsef
correspondant à Rome
Publié le 16/11/2025 à 12h52

«Les journalistes de gauche nous accusent de vouloir criminaliser les délinquants. Je le confirme.» Arrivée au pouvoir en octobre 2022, Giorgia Meloni avait pris comme première décision de punir jusqu’à six ans de prison les organisateurs de rave party. Depuis, la leader d’extrême droite, qui vient de souffler ses trois bougies à la présidence du conseil italien, a poursuivi son opération répression.

Au printemps, son gouvernement a ainsi fait adopter un catalogue de mesures (le «décret sécurité») qui prévoit entre autres quatorze nouveaux délits et des circonstances aggravantes pour toute une série d’autres infractions. Non seulement contre les révoltes en prison ou les occupations illégales d’habitations mais aussi contre le blocage de voies de circulation ou de chantier. L’article 14 du texte gouvernemental prévoit ainsi jusqu’à deux ans de prison si le délit est commis par un groupe de personnes.

Ecologistes visés

Un message clairement envoyé aux opposants

Dans la même rubrique