«Les journalistes de gauche nous accusent de vouloir criminaliser les délinquants. Je le confirme.» Arrivée au pouvoir en octobre 2022, Giorgia Meloni avait pris comme première décision de punir jusqu’à six ans de prison les organisateurs de rave party. Depuis, la leader d’extrême droite, qui vient de souffler ses trois bougies à la présidence du conseil italien, a poursuivi son opération répression.
Au printemps, son gouvernement a ainsi fait adopter un catalogue de mesures (le «décret sécurité») qui prévoit entre autres quatorze nouveaux délits et des circonstances aggravantes pour toute une série d’autres infractions. Non seulement contre les révoltes en prison ou les occupations illégales d’habitations mais aussi contre le blocage de voies de circulation ou de chantier. L’article 14 du texte gouvernemental prévoit ainsi jusqu’à deux ans de prison si le délit est commis par un groupe de personnes.




