Une «avancée majeure», se satisfait Orano. Le groupe français spécialisé dans l’uranium a annoncé lundi 5 janvier au soir avoir été «sélectionné par le Département de l’Energie américain pour bénéficier d’un financement de 900 millions de dollars [768 millions d’euros] destiné à son projet de construction d’une installation de production d’uranium enrichi aux Etats-Unis». Cette usine d’enrichissement doit être déployée sur le site d’Oak Ridge, dans l’Etat du Tennessee.
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Le projet, appelé «IKE», en référence au surnom du 34e président des Etats-Unis, Dwight Eisenhower, et à un discours en faveur de l’énergie nucléaire devant l’ONU, «permettra de sécuriser les besoins des exploitants de réacteurs nucléaires américains, conformément à la réglementation américaine qui interdit, à partir de 2028, l’importation d’uranium russe», explique le groupe. La nouvelle usine doit aussi permettre de répondre à une demande croissante, «tirée par l’intelligence artificielle et les data centers».
Encourager la production nucléaire
Pour l’administration Trump, il s’agit de poursuivre son plan visant à encourager la production nucléaire, avec une série de financements totalisant 2,7 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros) pour l’enrichissement d’uranium, annoncés concomitamment par le Département de l’Energie américain.
Annoncé par la filiale américaine du groupe en septembre 2024, le coût total du projet d’Orano «est estimé à près de 5 milliards de dollars» (4‚3 milliards d’euros) précise la société dans son communiqué. Prochaine étape, espère Orano, une finalisation du contrat «au 1er semestre 2026», et un dépôt de licence auprès de l’autorité de sûreté américaine. Le groupe espère démarrer la production aux Etats-Unis «au début de la prochaine décennie».




