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Uranium : le nucléaire français continue à enrichir la Russie

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Quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine, l’atome civil reste à l’écart des sanctions contre Moscou. Et EDF a bien du mal à se passer du Russe Rosatom pour alimenter ses réacteurs en uranium enrichi… et se débarrasser de ses combustibles retraités, d’après un nouveau rapport de Greenpeace.

Greenpeace assiste au chargement de l'URT (uranium de traitement) au port de Dunkerque en direction de la Russie en novembre 2025. (Greenpeace)
Publié le 28/01/2026 à 7h00

L’industrie nucléaire n’est pas à une contradiction près dans son histoire dominée par la raison d’Etat et l’opacité. Mais depuis l’invasion russe de l’Ukraine lancée en février 2022 par Vladimir Poutine, son commerce d’uranium enrichi avec la Russie est devenu très problématique. Dans un nouveau rapport que s’est procuré Libération, Greenpeace pointe ce «trafic radioactif» qui se poursuit entre les groupes publics français EDF et Orano, et le conglomérat public russe Rosatom : «Près de quatre ans après le début de l’invasion [...], le ballet des cargos chargés d’uranium continue entre la Russie et la France» et «la France se démène à Bruxelles pour éviter les sanctions» visant son fournisseur russe, dénonce l’ONG antinucléaire.

Pour alimenter ses 57 réacteurs, la filière française de l’atome importe son carburant des quatre coins du monde. De l’uranium naturel est tout d’abord acheté par EDF et Orano à raison de 14 000 tonnes par an pour être enrichi et transformé en combustible. La Russie, qui ne représente que 6 % de la pro

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