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Vaccins contre le Covid : big deal autour des «little pharma» françaises

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Deux biotechs nantaises, Valneva et Ose Immunotherapeutics, tentent chacune de développer un vaccin contre le Covid, en dehors de l’écosystème du géant Sanofi. La première ambitionne de décrocher une énorme commande auprès des autorités britanniques.

The logo of Valneva SE Group is pictured at the company's headquarters in Saint-Herblain, near Nantes, western France, on July 30, 2020. - Could the Covid-19 vaccine be found by a biotechnology company in western France, far from major global research centers? The hypothesis is more than plausible for the British government, which has just signed an important agreement with it. (Photo by JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP) (Jean-François Monier/AFP)
Publié le 03/02/2021 à 20h45

Et si l’avenir du vaccin français anti-Covid se préparait du côté de Nantes ? Le géant pharmaceutique Sanofi ne sera pas en mesure de fournir la fameuse injection avant fin 2021, mais deux biotechs développent dans leur coin, avec des procédés différents, une protection vaccinale contre le coronavirus. L’une comme l’autre entreront d’ici à quelques semaines en phase 3, le dernier stade d’essais cliniques avant la demande d’homologation par les autorités sanitaires.

Vertigineux

Un sésame que Franck Grimaud, le directeur général de Valneva, espère obtenir cet automne. Il serait alors en mesure d’honorer l’importante commande passée par le Royaume-Uni : la production de 190 millions de doses, dont 60 millions à fournir avant la fin de l’année. Avec un prix unitaire légèrement supérieur à 7 euros l’injection, le contrat atteint 1,4 milliard d’euros. Plutôt vertigineux pour cette entreprise spécialisée dans les vaccins dits «des voyageurs» (hépatite A, encéphalite japonaise…) qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires dix fois moins important : 130 millions d’euros. Surtout, Valneva a d’abord été repérée par les autorités britanniques : «Elles ont financé nos essais cliniques et la construction d’une usine supplémentaire de production en Ecosse», ajoute Franck Grimaud. Résultat, les Britanniques seront servis en premier. L’Union européenne est en ce moment même en négociation avec Valneva pour la livraison de 60 millions de doses – mais pas avant 2022.

La technique choisie par la

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