Dans les entrailles du Front national exposées ce soir sur D8, il y a du racisme, un peu ; du cynisme, pas mal ; et de l'amateurisme, beaucoup. En quête d'actualité, l'émission d'investigation de la chaîne du groupe Canal +, diffuse un reportage en deux parties intitulé Front national : plongée au cœur du parti de Marine Le Pen. La première partie de l'enquête a été menée à couvert et en caméra cachée par un jeune journaliste de TVPresse productions, société dirigée par Jacques Aragones, ancien de TF1 (le Droit de savoir), qui s'est fait passer pour un sympathisant. Juste avant, il s'était vu opposer un refus sans appel à sa demande de suivre, en tant que journaliste, Steeve Briois, le candidat superstar de Hénin-Beaumont.
«Trouille». C'est ainsi que celui qui se présente sous son vrai nom (1) comme un étudiant de bonne volonté se retrouve propulsé non pas dans la campagne bien huilée de Briois, mais dans la ville voisine de Lens, où le candidat Hugues Sion a besoin de renfort. Nous sommes mi-février, le premier tour des élections municipales est dans moins d'un mois, et ce commerçant n'a alors pas d'équipe, de programme ou de liste. La caméra ne le lâchera plus. «Ce qui a favorisé la confiance, c'est qu'il partait de zéro», explique le journaliste.
«Ils ont qu'une trouille c'est de gagner trop de villes et de se retrouver avec des branquignoles», se lâche le candidat, en évoquant son propre par




