Menu
Libération
Retour sur

Saisine de l’IGF : «Bonne nouvelle» à Radio France

Publié le 20/03/2015 à 20h06

Vendredi matin, c'était grand oral pour Mathieu Gallet devant les salariés de Radio France. Ces derniers, nombreux à être en grève depuis jeudi à l'appel de cinq organisations syndicales (CFDT, CGT, SNFORT, Sud, Unsa), attendaient ses explications après l'information du Canard enchaîné sur les travaux réalisés dans son bureau pour 105 000 euros (au lieu de 30 000 budgétés). Tout comme sur les changements de voiture de fonction et de chauffeur révélés jeudi par Libération.

A 11 heures, le studio 104 était complet. Devant 400 personnes, le président de Radio France s'est dit victime de «calomnie».«L'ambiance était électrique, raconte Yann Gallic, du service reportage de France Inter. Mathieu Gallet a eu le courage de venir devant les salariés. On peut lui reconnaître ça.» Mais le journaliste de pondérer : «On a eu l'impression qu'on ne parlait pas le même langage. Il y a clairement une question de confiance et de légitimité.» Au même moment, le Monde révélait que l'Inspection générale des finances (IGF) avait été saisie pour enquêter sur les dépenses de la direction de Radio France, à un mois de la signature d'un nouveau contrat d'objectifs et de moyens avec l'Etat, qui prévoit de faire 50 millions d'euros d'économies.

Saisine de l'IGF saluée par la direction et les syndicats. «C'est une bonne nouvelle pour qu'on purge ce sujet, estimait Catherine Sueur, directrice générale déléguée de Radio France. Je préfère qu'on ouvre nos comptes et qu'on puisse éteindre les doutes des uns et des autres.»Jean-Paul Quennesson (Sud) : «Cette enquête nous satisfait largement. En pleine période de négociations entre Radio France et l'Etat sur le contrat d'objectifs et de moyens, on a besoin d'une présidence qui ne soit pas disqualifiée ni discréditée.» Les grévistes ont reconduit leur mouvement pour le week-end, en convoquant une nouvelle AG lundi, à 11 heures.

Dans la même rubrique