Ce soir, l'émission Pièces à conviction se penche sur le scandale de l'amiante. On pense le problème résolu depuis des années mais il l'en est rien. L'amiante est encore partout et les risques liés à son exposition ne se résument pas aux professions du bâtiment. Depuis son interdiction en 1997, des dizaines de milliers de personnes ont trouvé la mort et le décompte macabre continue. D'ici 2050, l'amiante devrait tuer 100 000 personnes de plus.
Le voyage au cœur de ce scandale commence en région parisienne, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dans un quartier où une usine d'amiante jouxtait une école, en plein centre d'une zone pavillonnaire. Aujourd'hui, les habitants comptent les morts. Ils en sont à 131 victimes. Pour ce qu'ils en savent. Car la pollution a touché tout le monde : écoliers, riverains, employés de l'usine et même personnes de passage. « On se demandait ce qu'ils faisaient pour que ce soit tout blanc comme ça », se souvient Josiane.
L'amiante, on en trouve dans le goudron parisien et chaque rénovation nécessite des précautions obligatoires pour éviter toute pollution. Dans les carrelages de cuisine et les travaux dans la pièce demandent aussi de la prudence. Il faut dire que l'amiante a longtemps été considérée comme l'isolant idéal. Et même quand sa dangerosité a été connue - le premier scandale remonte à 1976 -, les lobbys l'ont longtemps minimisée, en faisant pression sur les différents gouvernement comme le montre l'enquête de Pièces à convictions.
A ce jour, aucun procès pénal n’a eu lieu, aucune condamnation n'a été prononcée. Le système judiciaire ne s’est jamais réellement donnée les moyens de traiter cette affaire dans des délais raisonnables.
«Amiante, le scandale continue», France 3, 23h20




