L'Etat serait-il aussi doué en agent immobilier que Thomas Thévenoud en contrôleur fiscal ? C'est la question que pose l'émission Pièces à conviction ce soir dans son enquête sur la manière dont est géré le patrimoine immobilier de l'Etat. Et la réponse n'est pas très glorieuse. Comme si, à un jeu de Monopoly, le ministère des Finances cherchait plus à vendre rapidement ses cases qu'à les faire fructifier. Ce mouvement est en marche depuis 2005 et la décision du gouvernement de remplir ses caisses et de se désendetter en se débarrassant de ce qu'il considère être des poids morts de son parc immobilier. Cela peut aller des dépendances royales à Versailles à des casernes, des écuries des relais de chasse, des appartements… Tout cela est vendu aux plus offrants selon deux critères : le coût de l'entretien et la valeur historique… Enfin normalement aux plus offrants. Car certaines belles pièces font les choux gras des vendeurs à la découpe, heureux de réaliser de belles plus-values. La question est alors de savoir si ces biens sont correctement évalués et à qui profite le fruit de ces ventes. Et là, ça dépend un peu des cas. Pièces à conviction cite la vente d'une ancienne abbaye par le ministère de la Défense pour 137 millions d'euros. Somme qui est allée intégralement dans les poches du ministère, et rien pour le désendettement.
A la télé ce soir
«Pièces à conviction» : comment l'Etat brade son patrimoine immobilier
une ancienne caserne en Vendée (Photo Antipode)
ParDavid Carzon
Publié le 02/06/2015 à 17h26, mis à jour le 03/06/2015 à 19h12
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