Levures industrielles, sulfate d'ammonium… Non, vous n'êtes pas dans une usine chimique, mais dans un vignoble. Canal + diffuse une enquête édifiante sur les conditions de production du vin qu'on qualifie à tort de terroir. Les caméras de Spécial investigation se rendent dans le Bordelais à trois mois des vendanges, au moment où des litres de pesticides sont déversés sur le raisin.
Selon les viticulteurs, sans traitement, la vigne meurt à cause des parasites. Mais lorsque les journalistes font analyser les contenus des bouteilles, de nombreuses traces de pesticides persistent. Et si on creuse les sols censés donner son goût au vin, surprise : sous l’effet des pesticides, les racines des vignes ne sont plus ancrées dans le terroir mais elles remontent.
Question suivante : comment faire que le vin ressemble à du vin ? Grâce à la chimie. Ce n'est pas interdit mais pour le consommateur, c'est transparence zéro puisqu'il n'y a aucune obligation de le mentionner sur les étiquettes, hormis les sulfites. Alors quand en caméra cachée, les équipes se rendent chez des cavistes, les vendeurs se lâchent : «De la merde.» On s'en doutait un peu du coup.




