La filière du nucléaire met en avant trois arguments : cette énergie est plus sûre, elle est moins chère et elle est plus propre. Le documentaire que Canal + diffuse ce soir s’attache donc à démonter avec humour ces trois assertions.
Il revient sur deux accidents qui ont touché la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher) en 1969 et 1980. Deux accidents similaires qui auraient pu ressembler à des Tchernobyl en puissance si les réacteurs n’avaient pas été arrêtés à temps. Mais des fuites de matière radioactive auraient été cachées au grand public. On en trouve seulement trace dans un rapport interne.
L’enquête s’intéresse également au stockage de déchets et aux usines de retraitement de l’uranium. Dont on apprend au passage qu’il ne se retraite pas vraiment mais s’entrepose en attendant qu’on sache quoi en faire. Il a été dit que le stockage de ces déchets représentait l’équivalent d’une piscine olympique… selon ce documentaire, ce décompte est sous-estimé.
Et, enfin, le mythe d’une énergie moins chère est battu en brèche par le montant des travaux à réaliser pour que nos centrales puissent continuer à fonctionner.




