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Droite radicale

Marine Le Pen aurait pu être entendue par la commission d’enquête sur les groupuscules d’extrême droite, mais...

Le nom de la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a été évoqué par la commission d’enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d’extrême droite créée dans le cadre des manifestations des gilets jaunes. Au «Figaro», qui a fait fuiter l'information, elle a répondu qu'elle s'y serait rendue.

Marine Le Pen mercredi à l'Assemblée nationale. (STEPHANE DE SAKUTIN/Photo Stéphane de Sakutin. AFP)
Publié le 14/02/2019 à 7h35

La commission d'enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d'extrême droite en France a un temps évoqué l'idée de convoquer la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, ainsi que sa nièce, l'ancienne députée du Vaucluse, Marion Maréchal. Selon Le Figaro, les deux responsables femmes étaient prévues aux demandes des auditions, selon un document que s'est procuré le quotidien, ainsi que Philippe Emery, président du groupe RN à la région Nord, où a été tourné l'année dernière un reportage d'Al-Jezira sur le groupuscule Génération identitaire. Mais la piste aurait été abandonnée, selon sa présidente, Muriel Ressiguier.

La commission d'enquête a été lancée à l'Assemblée nationale à la demande du groupe La France insoumise, elle a commencé ses travaux en début d'année dans le cadre des manifestations des gilets jaunes, où on a régulièrement vu des groupes d'ultradroite s'illustrer par des actions violentes. Le travail de la commission doit servir à «faire un état des lieux» sur l'ampleur de leur résurgence, selon ses membres. Elle reçoit notamment des chercheurs et politologues, et doit rendre un rapport public le 11 juin. Fin janvier, des militants du NPA, ont par exemple été agressés par le groupuscule de droite radicale les Zouaves, des héritiers du GUD dont l'objectif principal n'est autre que la bagarre de rue.

Interrogée lundi sur France Inter au sujet de la présence de groupes violents (d'extrême gauche et d'extrême droite) en marge du mouvement des gilets jaunes, Marine Le Pen a réagi en expliquant que «cela fait des années que je réclame leur dissolution, mais que j'observe avec étonnement la complaisance du pouvoir à l'égard des milices d'extrême gauche». Interrogée par le Figaro au sujet de l'éventualité de son audition dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur la lutte contre les groupuscules d'extrême droite en France, Marine Le Pen avait affirmé qu'elle répondrait positivement à la convocation : «Je vais y aller et ils ne vont pas être déçus. Je vais leur parler d'une vie entière passée à subir les violences de l'extrême gauche. Cela fera comme le procès en diffamation engagé par Baupin, qui s'est transformé en son propre procès.» Mais, depuis, Muriel Ressiguier a infirmé l'information, expliquant, via un tweet, que son nom n'avait finalement pas été retenu. Plus tôt, l'élue FI avait expliqué que «bien qu'officiellement le RN nie tout lien avec eux, on sait qu'il y a des relations entre les élus et ces militants de l'ultradroite». 

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