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-22°C, -10°C… Pourquoi, malgré les températures glaciales et la neige, la France n’est-elle toujours pas en vague de froid ?

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Ce lundi 5 janvier, l’Hexagone a connu un pic glacial et enneigé. Malgré des températures inférieures aux normales de saison, l’intensité et la durée du froid ne sont pas suffisantes pour constituer un événement extrême selon Météo France.

A cause du changement climatique «les records de froid sont de plus en plus rares», explique Christine Berne, climatologue à l’Institut météo national. (Arnaud Chochon/Hans Lucas. AFP)
Publié le 05/01/2026 à 19h10

Des minimales, lundi 5 janvier, à -22,6°C à Mouthe (Doubs), -10°C à Strasbourg (Bas-Rhin), -8°C à Bordeaux (Gironde), -4°C à Paris… Un air glacial venu de l’Arctique souffle sur la France. «Les températures plafonnent autour de 0°C les après-midi, avec des journées parfois sans dégel sur la moitié Est», détaille Météo France. La brise polaire s’est même accompagnée de neige en plaine dans la moitié Nord et des flocons sont encore attendus dans la nuit de lundi à mardi ainsi que mercredi.

Depuis dimanche 4 janvier, les températures sont globalement inférieures de 4 à 6°C aux normales de saison et le pic glacial a été atteint ce lundi. «Cet épisode froid est vraiment marqué, il représente quelque chose d’un peu exceptionnel dans notre climat car on n’avait pas eu de période comme ça depuis 2018», expose à Libération Christine Berne, climatologue à l’Institut météo national. Cependant, l’établissement public précise qu’il ne s’agit pas d’une vague de froid au sens strict. Actuellement, «ça manque d’intensité et surtout c’est trop bref», développe la scientifique – la durée doit être de trois jours au minimum.

Des événements plus rares

Un critère principal n’est pas rempli : l’indicateur thermique na

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