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A Bruxelles, la Commission européenne saborde son Pacte vert point par point

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Ce mardi 16 décembre, l’exécutif européen a assoupli son objectif automobiles zéro émission pour 2035 et propose d’autoriser à vie certains pesticides. L’abandon de la mesure phare du Pacte vert et la concession à l’agrochimie ne sont pas des cas isolés mais le symptôme d’une alliance de plus en plus fréquente de la droite avec l’extrême droite pour torpiller les lois vertes.

Le Pacte vert devenu «un bouc émissaire idéal», estime l’eurodéputé Pascal Canfin (Renew). (Frank Hoermann/DPA Picture-Alliance. AFP)
Publié le 16/12/2025 à 20h26

Ce mardi 16 décembre aura été une date funeste pour la réglementation environnementale européenne et, partant, pour la santé des humains et des écosystèmes : la Commission européenne abandonne l’obligation de vendre uniquement des voitures neuves «zéro émission de CO2» à partir de 2035 dans l’Union européenne. Et pour cause : il s’agit de LA mesure emblématique du «Pacte vert», un chantier titanesque de 80 textes destinés à faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone d’ici 2050 et lancé en 2019 par… la même Commission, alors présidée par… la même personnalité de droite, l’Allemande Ursula von der Leyen (PPE).

Gigantesque iceberg de reculs

Mais, aussi important qu’il soit, ce renoncement climatique au nom des intérêts de l’industrie automobile allemande et européenne, à la traîne sur l’électrification par rapport à la Chine, n’est que la partie émergée d’un gigantesque iceberg de reculs environnementaux. Ce mardi 16 décembre, le Parlement européen a aussi adopté un «omnibus», un paquet législatif visant à «simplifier» plusieurs réglementations, qui acte un «assouplissement» de deux autres textes du Pacte vert : la directive sur les rapports de développement durable

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