C’est un réflexe. A chaque fois qu’il sort de la mer, Djamel passe sous la douche. Il moleste le bouton-poussoir et il éclabousse les galets. De longues minutes à faire ruisseler l’eau sur ses coups de soleil naissants. «J’y vais deux ou trois fois, pour me rincer ou juste pour me rafraîchir. Je suis un gros gaspilleur d’eau. Disons que je ne fais pas attention, reconnaît ce touriste parisien de 28 ans. C’est vrai qu’en vacances, on laisse tout aller.» Sur la plage de la promenade des Anglais, à Nice, les douches coulent. Les baigneurs se succèdent quasi continuellement «pour se rincer du sel qui pique et qui colle», justifie celui qui a un job dans la communication, bien conscient de ses mauvaises habitudes en période de sécheresse. Nice est au «stade d’alerte renforcée», d’autres bassins des Alpes-Maritimes sont «en crise».
Quand il rentrera chez lui, Djamel reprendra «une bonne douche». La quatrième de la journée. «C’est de l’eau gaspillée. Ils plongent, ils se rincent, ils se rebaignent, ils reprennent une douche. Ça coule, ça coule, ça coule. Ce sont des milliers de mètres cubes d’eau que l’on perd. Et il y a ceux qui apportent le shampoing, le bain moussant et la savonnette», s’insurge Jeannine Blondel, vice-présidente de France Natu




