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Epizooties

Après le «traumatisme» de la grippe aviaire, les éleveurs se préparent à affronter des épidémies récurrentes

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Dermatose, langue bleue, maladie hémorragique… Face aux épizooties émergentes, les agriculteurs ont développé des protocoles sanitaires, vacciné ou euthanasié leurs animaux, sans se défaire de la crainte d’une nouvelle contamination incontrôlée.

22 millions de volailles avaient été abattues lors de l'épidémie de 2021-2022, qui a coûté 1,1 milliard d’euros à la filière, et 1,6 milliard aux finances publiques. (Justine Bonnery/Hans Lucas. AFP)
Publié le 10/11/2025 à 14h47

«J’ai connu la grippe aviaire, et je n’ai pas envie de la revivre.» Frédéric Chartier, éleveur de poules pondeuses dans les Côtes-d’Armor, scrute avec attention l’arrivée de la grippe aviaire dans la faune sauvage. Si, à cette heure, l’épidémie ne s’est pas transmise aux élevages français, les professionnels restent en alerte, au niveau le plus élevé de surveillance. Tous ont encore en tête l’épisode de 2021-2022, qui avait décimé le secteur avicole français. 22 millions de volailles avaient été abattues lors de cette épidémie, qui a coûté 1,1 milliard d’euros à la filière, et 1,6 milliard aux finances publiques. Dans l’ouest du pays, aucune dinde ni poulet n’ont été élevés pendant six mois. Depuis, la France a rendu la

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