Menu
Libération
Agriculture

Cagoules, escortes de gendarmerie, menaces : avec la crise de la dermatose, les vétérinaires face à un «déferlement de haine»

Réservé aux abonnés

La profession, réquisitionnée lors d’opérations d’abattage des troupeaux contaminés, fait ces derniers jours face à une vague de violences rarement vue, entre cyberharcèlement, invectives et intimidations physiques.

Tensions entre éleveurs et forces de l'ordre, aux abords d'une ferme victime de la DNC, aux Bordes-sur-Arize, en Ariège, le 11 décembre. (Guillaume Pinon/Hans Lucas. AFP)
Publié le 15/12/2025 à 20h40, mis à jour le 16/12/2025 à 15h39

De mémoire de vétérinaire, elle n’avait «jamais eu à travailler dans un climat si tendu». Une escorte de cinq motos de gendarmerie pour accéder jusqu’à la ferme où un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été détecté. Un itinéraire fait de «petits chemins parallèles» à l’abri des regards et un «silence de mort dans la voiture». Une cagoule pour se couvrir le visage, conseil des forces de l’ordre pour échapper aux dizaines de téléphones portables dirigés vers elle. «J’étais très tendue, on avait tous peur de prendre des pierres sur la voiture», explique celle qui souhaite rester anonyme. «J’espère ne plus jamais avoir à faire une opération de dépeuplement du genre.» Son inquiétude est telle que cette vétérinaire préfère taire la région où elle exerce.

Ces «dépeuplements» – un euphémisme pour parler d’abattage – se multiplient ces derniers jours, avec la découverte de nouveaux cas de

Dans la même rubrique