Parce que les mairies peuvent être de véritables laboratoires d’idées, Libération met en lumière, jusqu’aux élections municipales, les 15 et 22 mars, des initiatives locales originales ayant vu le jour grâce à l’impulsion ou au soutien des communes.
A la petite épicerie associative de Plessé (Loire-Atlantique), en ce vendredi après-midi, c’est jour d’ouverture. Sur les rayons minimalistes, légumes de saison côtoient fromages de chèvre, miels d’été et viande de bœuf. La très grande majorité d’entre eux sont produits dans les environs, au grand bonheur des clients, qui viennent prendre au passage des nouvelles des producteurs.
Si avec son église fin XIXe, sa place centrale et son tabac, Plessé affiche des airs de commune rurale ordinaire, à y regarder de plus près, c’est une exception. Car la petite ville de 5 300 habitants, tapie dans le bocage entre Rennes et Nantes, abrite 92 exploitations agricoles sur ses 104 km² de superficie. Un chiffre à faire pâlir ses voisines et qui n’a pas diminué sur les six dernières années, malgré la baisse constante du nombre d’agriculteurs en France : entre 2020 et 2030, la moitié doivent partir à la retraite.
A Plessé, tout a été fait afin d’empêcher la concentration des fermes qui va avec. A son élection en 2020, la toute nouvelle équipe, issue d’une liste citoyenne et convaincue que les mairies doivent entrer dans le jeu agricole, créé la PAAC, la politique agricole et alimentaire communale, ainsi qu’un comité d’un




