Pas le choix. Ce vendredi, même sous le cagnard, il faut récolter, planter, toute la journée. Frédéric Roger, «Fred», 45 ans, a pris son nécessaire de survie pour affronter les températures extrêmes, une vague de chaleur précoce qui touche tout l’Hexagone cette semaine. Chapeau saharien qui couvre la nuque et les oreilles, crème solaire, et une gourde d’eau pour boire régulièrement. Ce matin, au nord de Montpellier (Hérault), alors que les cigales chantent plus fort que jamais, il plante des rangées de choux de Bruxelles avec Emmy, 19 ans, stagiaire, elle aussi cachée sous un grand couvre-chef. «Quand il fait 35 ou 40°C à l’ombre, sur nous et sur le sol, en plein soleil, c’est 50°C», lance le maraîcher. Et de montrer au bout de sa chaussure le sol qui se fissure, et des mottes d’argile dures comme de la pierre, résultat du mercure élevé des derniers jours, à la suite d’un hiver sans précipitation et d’un printemps historiquement chaud : «Il ne pleut plus depuis des se
Reportage
«En plein soleil, il fait 50°C!»: dans l’Hérault, des maraîchers s’adaptent pour sauver leurs cultures
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Au nord de Montpellier, les membres d’une coopérative agricole font leur possible pour protéger leurs légumes et leurs fleurs des rayons brûlants du soleil et de la chaleur intense qui touche la France cette semaine.
L’agriculteur Damien Bruckert cultive des légumes au sein de la coopérative Terracoopa près de Montpellier, vendredi. (David Richard/Transit pour Libération)
Publié le 17/06/2022 à 19h52
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