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Interview

Fin des néonicotinoïdes pour les betteraves : «On se prive d’un outil supplémentaire pour protéger nos cultures»

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La Cour de justice de l’UE a réaffirmé jeudi l’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes, que la France prévoyait d’autoriser de façon dérogatoire pour la troisième année consécutive. Entretien avec Christophe Buisset, betteravier dans la Somme.

Récolte automnale des betteraves dans le Pas-de-Calais. (Yann Avril/Biosphoto. AFP)
Publié le 20/01/2023 à 17h35

Interdites depuis 2018, les semences traitées aux néonicotinoïdes ont bénéficié ces trois dernières années en France de dérogations pour sauver les betteraves sucrières, attaquées par des pucerons. Jeudi, la Cour de justice de l’Union européenne a banni ces dérogations. Impossible cette fois d’échapper à la règle : le gouvernement est obligé de suivre la réglementation européenne, les recours des associations et les sanctions étant inéluctables. La décision du Conseil de surveillance des néonicotinoïdes est attendue la semaine prochaine. Entre-temps, le secteur de la betterave a fermé la porte aux alternatives plus respectueuses de l’environnement, de la santé et de la biodiversité, et se retrouve au pied du mur, à quelques semaines des premiers semis. Christophe Buisset, producteur de betteraves dans la Somme, est vice-président de la chambre d’agriculture de son département. Il s’inquiète auprès de Libération de la fin de la souveraineté de la France, plus gros producteur de sucre de betterave en Europe.

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