Le niveau de risque lié à la grippe aviaire sur le territoire métropolitain français a été relevé ce mardi 5 décembre de «modéré» à «élevé», selon des textes publiés au Journal officiel. La mesure, qui prévoit notamment le confinement de volailles, a été prise «considérant la confirmation de plusieurs foyers en élevage» et «la dynamique de l’infection dans les couloirs de migration et la possibilité de diffusion du virus par ces oiseaux migrateurs», selon l’arrêté, qui entre en vigueur immédiatement.
Interview
Le 28 novembre, le ministère de l’Agriculture avait déjà relevé le risque lié à la grippe aviaire de «négligeable» à «modéré» face à la propagation du virus dans la faune sauvage et à la détection d’un premier foyer dans un élevage français pour l’automne 2023, dans le Morbihan.
Le risque épizootique auquel sont exposés les volailles et autres oiseaux captifs en cas d’infection des oiseaux sauvages par un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) est classé en trois catégories : «négligeable», «modéré» et «élevé». Ce risque avait été abaissé à «négligeable» en juillet. Avant cela, la France était restée en niveau de risque «élevé» entre novembre 2022 et avril 2023. La grippe aviaire, qui sévit en Europe, en Asie, en Afrique et en Asie, a conduit à l’euthanasie de dizaines de millions de volailles ces dernières années en France.
L’espoir du vaccin
La France est devenue début octobre le premier pays européen à vacciner ses canards d’élevage contre la grippe aviaire : 64 millions de palmipèdes, répartis dans 2 700 élevages, sont concernés. L’espoir est de ralentir la fréquence des épidémies et de limiter le coût économique énorme entraîné par la politique d’abattage systématique.
Selon le dernier bulletin hebdomadaire (du 28 novembre) de la plateforme française d’épidémiosurveillance en santé animale, 77 foyers de grippe aviaire chez des volailles ont été détectés en Europe depuis le 1er août, principalement en Hongrie et au Royaume-Uni, contre 48 la semaine précédente. Au total, 27 pays ont détecté sur leur territoire l’influenza aviaire, selon cette même source.




