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Pesticide toxique : plus de 1 200 ouvriers des bananeraies contaminés au Nicaragua une nouvelle fois déboutés par la justice française

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La cour d’appel de Paris indique, dans un arrêt rendu ce mardi 17 février, que l’application d’un jugement rendu dans leur pays contre trois multinationales américaines commercialisant le DBCP mais resté lettre morte ne peut pas intervenir en France. Malgré la déception, leurs avocats devraient se pourvoir en cassation.

A Chinandega, au Nicaragua, le 10 mai 2022. (STR/AFP)
Publié aujourd'hui à 21h17

Nouveau revers face à trois multinationales américaines de l’agrochimie pour les plus de 1 200 anciens ouvriers et ouvrières de plantations de bananes au Nicaragua contaminés à partir des années 70 par un pesticide toxique. Utilisé dans ce pays jusqu’en 1985 pour tuer un vers s’attaquant aux racines des plantes, le DBCP y a été interdit en 1993. Ces victimes cherchent depuis huit ans à obtenir en France l’application d’un jugement rendu dans leur pays mais resté lettre morte.

En 2006, Shell, Dow Chemical et Occidental Chemical ont été condamnées par la justice nicaraguayenne à verser 805 millions de dollars (environ 679 millions d’euros) à pas moins de 1 245 travailleurs nicaraguayens de bananeraies, un jugement confirmé par la Cour suprême du Nicaragua. Le jugement n’a toutefois jamais été exécuté et les plaignants n’ont pas été indemnisés.

Le volet français de l’affaire a commencé en 2018. Comme les droits français et nicaraguayens sont très proches, un collectif d’avocats français, nicaraguayens et américains représentant les victimes ont en effet lancé

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