Alors que la France peine à préserver la qualité de ses ressources en eau, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, admet l’«urgence» de la situation et dit vouloir «changer d’échelle et de méthode». En déplacement dans le Pas-de-Calais pour un forum sur les eaux de pluie, elle a dévoilé ce vendredi 28 mars une feuille de route attendue de longue date, visant à améliorer en particulier la protection des captages, c’est-à-dire l’endroit où l’on prélève l’eau brute dans une nappe, une rivière, un fleuve ou un lac afin de l’acheminer vers les usines de potabilisation. Car cette ressource est sous pression, à cause des pollutions et du changement climatique, qui la raréfie et concentre encore plus les polluants. Cela demande de traiter davantage l’eau pour la rendre potable, un processus coûteux et qui a ses limites techniques. Alors, mieux vaut intervenir à la source. «Investir maintenant dans la prévention c’est s’éviter des coûts totalement exorbitants par la suite», explique le ministère.
Pollution
Qualité de l’eau potable : le gouvernement s’attelle à mieux protéger les captages sensibles
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La ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a présenté ce vendredi 28 mars la feuille de route du gouvernement pour améliorer la qualité de l’eau potable en France. Le même jour, la régie publique Eau de Paris a annoncé porter plainte contre X pour pollution aux Pfas.
Selon le ministère de la Transition écologique, «53 % des eaux de surface et 39 % des eaux souterraines contiennent des résidus de pesticides». (Jean-Marc Barrere/Hans Lucas.AFP)
Publié le 28/03/2025 à 18h20
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