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Coup de boost

Restauration scolaire : pour les agriculteurs, un débouché qui monte

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Viande, produits laitiers, légumineuses… De plus en plus de producteurs fournissent les cantines scolaires. Entre difficultés logistiques et travail de négociation, un accompagnement adapté est parfois nécessaire.

Dans des serres municipales d'Epinal, dans les Vosges, le 22 mai 2025. (Raphael Helle/Signatures pour Libération)
Publié le 04/09/2025 à 5h50

Trouver de nouveaux débouchés, un revenu assuré ou encore se réjouir de faire manger local aux enfants du coin. Qu’ils soient en bio ou conventionnel, de plus en plus d’agriculteurs se tournent vers la restauration collective. Un phénomène impossible à chiffrer mais qui, selon les acteurs, aurait décollé grâce à la loi Egalim qui impose d’avoir au moins 50 % de produits durables (dont 20 % de bio) dans les assiettes des cantines. Certes, l’objectif est encore loin d’être atteint : selon une étude de l’Association des maires de France publiée en juin 2024, seules 18 % des communes se conformaient à ces seuils dans leurs écoles primaires. Mais la loi a permis de donner un coup de boost.

Romuald Carrouge, producteur de légumineuses dans la Marne, en est certain : «Sans notre label HVE [haute valeur environnementale, qui permet de remplir les critères Egalim, ndlr], personne ne serait venu nous chercher.» Après avoir repris l’ex

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