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Signature de l’accord avec le Mercosur : pour les éleveurs, «le combat de la compétitivité est perdu d’avance»

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Le vote européen en faveur du traité de libre-échange s’inscrit dans une situation agricole explosive, en particulier pour les éleveurs bovins déjà confrontés à l’épidémie de dermatose et des difficultés structurelles.

Manifestation d'agriculteurs au Havre, dimanche 11 janvier. (Lou Benoist/AFP)
Publié le 12/01/2026 à 7h05

Les agriculteurs normands ont répondu à l’appel de la FNSEA. Samedi 10 janvier au soir, une centaine d’entre eux ont mis en place un barrage filtrant au port du Havre (Seine-Maritime) pour contrôler l’origine des produits agricoles importés. Vendredi, au lendemain du vote de Bruxelles en faveur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), le syndicat majoritaire et ses alliés des Jeunes agriculteurs ont appelé leurs troupes à «opérer […] les contrôles sur les produits importés. Dans les ports, sur les routes ou dans les grandes surfaces. Si l’Europe refuse de contrôler les importations, les agriculteurs s’en occuperont.» Des blocages et barrages menés par les autres syndicats ont aussi été recensés en Savoie et dans le Sud-Ouest pendant le week-end.

Ce traité, qui doit encore être signé au Paraguay le 17 janvier puis voté au Parlement européen, inquiète particulièrement les éleveurs. Déjà confrontée à l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui touche les bovins, la filière fait face depuis plusieurs années à des difficultés structurelles. Près d’un tiers des exploitations bovines

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