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Interview

Traçabilité du miel au sein de l’UE : «Il faut aller plus loin en matière de communication commerciale trompeuse»

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L’inscription du détail des pays où a été récolté le miel, souvent coupé au sirop de sucre, a été rendue obligatoire au sein de l’Union européenne. Elodie Colombo, qui œuvre pour une apiculture française durable, déplore que cette mention se fasse sous la forme d’un code, trop abstrait pour la compréhension du consommateur.

Au rucher du Petit Bichon, à Basse-sur-le-Rupt ( Vosges), le 13 juillet 2020. (Emmanuel PIERROT/Photo Emmanuel Pierrot pour Lib�)
Publié le 11/04/2024 à 16h21

Le Parlement européen a validé mercredi 10 avril à la quasi-unanimité un texte imposant de faire figurer sur les étiquettes des pots de miel la mention détaillée du ou des pays d’origine, et non plus l’unique mention «produit dans l’UE» ou «hors UE» comme actuellement.

L’objectif : lutter contre les importations massives de miels frelatés via l’ajout de sucres. Selon une enquête de la Commission européenne publiée en mars 2023 portant sur 320 échantillons de miels importés dans l’Union européenne et récemment contrôlés, environ 46 % étaient en effet fortement suspectés de déroger aux règles européennes, notamment via l’ajout de sirops de sucre destinés à faire chuter le coût de production.

Elodie Colombo, directrice de la Fédération nationale du réseau du développement apicole (ADA France), accompagne la filière dans son développement. Elle œuvre pour faire reconnaître le métier d’apiculteur sur la scène agricole. Contactée par Libération, elle souligne l’importance du texte mais, selon elle, la problématique se situe plutôt du côté des pratiques commerciales.

Ce texte européen constitue-t-il vraiment une avancée ?

C’est un progrès qui va dans le bon sens car il est important que le consommateur sache ce qui se trouve exactement dans son pot de miel. Du côté des apiculteurs français, ce text

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