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Libération
Reportage

«Un coin dans ce système agrochimique qui empoisonne» : en Normandie, une usine BASF de pesticides mise à l’arrêt par des militants

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Plus de 300 manifestants des Soulèvements de la terre, de la Confédération paysanne ou des associations de victimes de pesticides se sont rassemblés ce lundi 17 novembre devant une usine de pesticides BASF. Des dizaines d’entre eux ont réussi à s’introduire dans le site avant d’être délogés.

Lors d'une action de la Confédération paysanne, devant l'usine BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf, le 17 novembre 2025. (Lou Benoist/AFP)
ParPauline Moullot
envoyée spéciale à Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime)
Publié le 17/11/2025 à 19h49

Le soleil se lève à peine quand des dizaines de militants en combinaison blanche bondissent hors de voitures qui les déposent le plus rapidement possible. Une poignée de tracteurs est déjà sur place. Chacun connaît plus ou moins son rôle. Tôt ce lundi 17 novembre matin, une soixantaine de personnes se sont introduites dans l’usine de production de pesticides BASF, champion mondial de l’agrochimie à Saint-Aubin-lès-Elbeuf (Seine-Maritime), à quelques kilomètres au sud de Rouen, pendant qu’environ 300 militants sont restés à l’extérieur. Coordonnée par les Soulèvements de la terre, l’action surprise a rassemblé des membres de la Confédération paysanne, des faucheurs volontaires et des associations de victimes de pesticides pour dénoncer la production des insecticides, herbicides et autres biocides.

Des banderoles comme «BASF, exportateur de poisons» sont déployées, une benne de terre déversée devant l’entrée, pendant qu’un groupe s’attelle à démonter la grille d’entrée surmontée de barbelés. Quelques minutes à peine après le début de l’opération, les

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