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Interview

Ver ravageur des forêts de pin des Landes : «Il faut tout mettre en œuvre pour l’éradiquer maintenant, sinon il sera trop tard»

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L’exécutif a débloqué mardi 23 décembre une enveloppe pour les sylviculteurs du sud-ouest confrontés à l’insecte invasif invisible, une «menace sanitaire majeure» détectée cet automne pour la première fois en France. Christelle Robinet, épidémiologiste végétale à l’Inrae, expose les difficultés de l’opération d’éradication du nématode qui s’amorce.

Un agent de la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt participe à des prélèvements d'échantillons d'arbres à la suite de la détection d'un nématode du pin à Seignosse (Landes), le 5 novembre 2025. (Philippe Lopez/AFP)
Publié le 24/12/2025 à 12h35, mis à jour le 26/12/2025 à 13h53

Le nématode du pin aura-t-il la peau – ou plutôt l’écorce – de nos forêts de résineux ? Ce ver microscopique, détecté pour la première fois en France début novembre à Seignosse (Landes) après s’être propagé au Portugal et en Espagne, fait en tout cas trembler les sylviculteurs du sud-ouest, où il a entraîné la mise en place d’une zone tampon sur 36 000 hectares de forêt. Vendredi 26 décembre, le ministère de l’Agriculture a annoncé le déblocage d’une indemnisation pouvant aller jusqu’à 4 000 euros par arbre contaminé et abattu afin de financer l’éradication du ravageur considéré par les autorités comme «une menace sanitaire majeure».

L’enveloppe allouée permettra notamment la prise en charge de «la destruction des arbres symptomatiques», la «sécurisation de l’abattage», le «transport et traitement dans des établissements désignés des bois issus des arbres asymptomatiques» ou le «broyage des rémanents de coupe», détaille le ministère de l’Agriculture. La date limite pour abattre les pins de la zone infestée par le nématode dans régio

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