Le nématode du pin aura-t-il la peau – ou plutôt l’écorce – de nos forêts de résineux ? Ce ver microscopique, détecté pour la première fois en France début novembre à Seignosse (Landes) après s’être propagé au Portugal et en Espagne, fait en tout cas trembler les sylviculteurs du sud-ouest, où il a entraîné la mise en place d’une zone tampon sur 36 000 hectares de forêt. Vendredi 26 décembre, le ministère de l’Agriculture a annoncé le déblocage d’une indemnisation pouvant aller jusqu’à 4 000 euros par arbre contaminé et abattu afin de financer l’éradication du ravageur considéré par les autorités comme «une menace sanitaire majeure».
L’enveloppe allouée permettra notamment la prise en charge de «la destruction des arbres symptomatiques», la «sécurisation de l’abattage», le «transport et traitement dans des établissements désignés des bois issus des arbres asymptomatiques» ou le «broyage des rémanents de coupe», détaille le ministère de l’Agriculture. La date limite pour abattre les pins de la zone infestée par le nématode dans régio




